Voici la fin de cette jolie balade du 22 Octobre 2015, entre Messigny et Vantoux et Ahuy, où j'ai pu glaner toutes ces jolies photos d'un Automne particulièrement féerique... et, où j'ai été inspiré par mes Muses pour quelques strophes écrites de façon poétique. À la suite de cette parution, nous repartirons vers d'autres balades, faites toujours dans la même époque, photos qui seront accompagnées, dès aujourd'hui, de poésies anciennes, ayant été écrites sur le sol Nord-africain, au tout début du siècle dernier, surtout en 1903 et 1905, soit par quelques pieds-noirs nés sur cette terre, ou, soit par des métropolitains expatriés de leur plein gré en Algérie, Tunisie ou Maroc, dans ces merveilleux pays du Soleil et de douceurs en Hiver, et, de paysages magnifiques baignés par des lumières incomparables et inoubliables, pour tous ceux et toutes celles qui y sont nés et qui y ont vécus, de types méditerranéens, oliviers, platanes, eucalyptus, vrais figuiers ou de barbarie, jujubiers etc..., et, une flore resplendissante tout au long de l'année,  par la proximité de la belle Méditerranée, avant les déserts rocailleux et dunes de sable du Sahara. Vers mes 15 ans, beaucoup d'entre nous dans les années cinquante et soixante, étions assez romantiques sur cette terre africaine, et je n'y ai pas échappé... j'avais relevé dans la Revue Nord-Africaine, un nombre impressionnant de poésies écrites au début de ce siècle, d'auteurs parfois inconnus, parfois, assez connus, comme Camille Saint-Saëns, qui était à la fois un musicien de génie, mais aussi un poète de talent. Autrement, sans les citer tous, en voici quelques-uns : Robert Migot, L. Rebon, Magali Boisnard, Félix Solerii, Ely Nevil, Georges Tis, Eric Still, E. Mourron, De Reydet de Vulpillères, Henri Dubouloz, Léon Cortès, Dr Victor Trenga, Joseph de Valette, Henri Hartmann et tant d'autres etc... Poésies, aussi chaudes et chaleureuses que les Pays où elles ont été imaginées, mais aussi, une poésie très simple, à la portée de tous, une poésie dont on pourrait dire " de rue ", ou du " peuple ", de tous ces gens romantiques, qui pratiquaient cette passion en toute simplicité, à tout venant, dans une époque qui me paraissait romantique, avant le terrible chaos  de la Guerre 14 - 18 !

 C'est comme cela, que j'ai  été pris, moi aussi, par cette petite passion, à force de relever tous ces écrits dans de petits cahiers d'écoliers, que j'ai eu la chance de garder, et que j'ai retrouvés dernièrement, dans de vieilles archives entreposées au fond de mon garage... je suis absolument certain que très peu d'entre-vous, n'ont jamais lu ces poésies, ni entendu parler de ces auteurs, restés anonymes dans l'Histoire de notre culture, que, vous remarquerez la similitude, en beaucoup moins intellectuelle pour moi, bien entendu, je n'ai jamais cherché à les rivaliser, n'ayant pas eu la chance lors de ma jeunesse, au beau milieu de ces terribles évènements, de poursuivre de hautes études, vu le contexte de cette sale époque, où les hommes ne cessent de s'entre-déchirer et de se massacrer, pour des causes qui paraissent puériles et inutiles, des décennies plus tard, et surtout, du manque évident de grands Professeurs dans nos établissements scolaires, de mes écrits personnels, par rapport à ceux et celles qui m'ont précédé sur cette belle terre Africaine... Qu'importe ! Un grand Merci de tout coeur, à tous ces anciens poètes disparus, pour m'avoir faire aimé avec force cette belle passion de la Poésie !

Ami Gilbert Ahuy.

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                                Automne,

      Il a plu sur les routes. Les herbes mouillées

     Pleurent dans les fossés que l'ondée a vernis

  Et les grands peupliers aux branches dépouillées

        Ont des râles et des sanglots indéfinis.

    Jadis. C'était la sente ombreuse et parfumée,

  Le sous-bois frissonnant de mille bruits joyeux

    Où, vers le soir, venait la blanche bien-aimée,

    En robe lâche, avec de l'amour dans les yeux.

  Il a plu sur nos coeurs où sanglote un vent triste,

  Et nos coeurs sont aussi comme des nids brisés,

   Dans le sentier d'amour où plus rien ne subsiste

    Du passé mort... pas même un écho de baisers.

           Tout ici-bas finit de la même manière

      Avec l'effeuillement des rêves et des fleurs :

    Ce qui reste souvent, c'est la boue et l'ornière

  Sur terre après la pluie, au coeur après les pleurs.

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                              Georges Tis 

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                           Chanson,

       Un oiseau guette à chaque branche

          Les amoureux qui vont au bois,

          Enlacés, tendres et sans voix...

                  La lune est blanche.

            Un galant rossignol se pose

       Tout auprès d'eux, sur un bouleau,

              Et se tait, ravi du tableau...

                    La lune est rose.

         Pas une feuille au bois ne bouge.

              Soupirant à peine, abattu,

         Le vent sous les arbres s'est tu...

                   La lune est rouge.

          Une grenouille dans la mousse,

            Voyant les amoureux passer,

          Soudain s'est mise à croasser...

                  La lune est rousse.

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                     Georges Tis.

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