Aujourd'huy, je ne présente pas ce précieux hameau qui s'est construit sous un émetteur radio, situé tout en haut d'un piton de 381 mètres de haut, dominant les gorges de l'Ardèche, sous Ruoms et Vallon-Pont-d'Arc sur sa droite... à moins de 10 km tout deux... offrant, en plus de la beauté de ce minuscule village, de formidables visions de l'Ardèche du Sud ! Il va sans dire, que si vous passez dans le coin, c'est un lieu incontournable à visiter, soit à pied, depuis Ruoms, que 6 à 7 km seulement, soit en voiture, par la toute petite route, la D 161...qu'il vaut mieux prendre en passant par la D 111, route d'Alès, vous aurez ainsi beaucoup moins de virages, et comme je l'ai déjà signalé lors de la précédente parution, soyez très vigilants, si vous êtes en voiture... cette petite route est assez étroite ! à pied, on peut prendre très vite un charmant petit chemin au bas de ce piton, qui vous fera lors de votre montée, découvrir peu à peu de magnifiques paysages ! inutile de monter tête baissée, prenez le temps de vivre et de souffler, et, évitez de marcher sur la route...peu de place sur les bas-côtés !

 Bien entendu, je suis tombé sous le charme de ce lieu absolument magnifique... ce qui, bien sûr, a fini par me séduire et me donner l'envie de croquer ce merveilleux paysage, grâce à l'une de mes photos... vous verrez que je n'ai pas choisi la facilité... avec tous les plans qui se superposent, depuis mon retour à cette ancienne passion de jeunesse, qu'est le dessin et la peinture, reprise depuis Janvier 2016, encouragé par l'appréciation de mes plus fidèles visiteurs de mon blog, dont l'amie marcheuse, peintre et surtout aquarelliste, l'amie Chinou, qui m'a offert quelques précieux conseils pour les aquarelles que je ne connaissais pas ! J'ai toujours coloré mes dessins, avec soit des crayons de couleurs, soit de la peinture à l'huile... ce qui est bien différent des aquarelles... car les teintes que l'on crée, en séchant, différent bien souvent, notamment la couleur blanche, qu'il faut reprendre bien souvent, afin de vraiment la fixer définitivement !

 Et comme je l'ai déjà signalé précédemment... je n'ai nulles prétentions dans ce domaine, cela reste pour moi qu'un moyen de détente et un moyen de calmer un peu mon hyper activité et mes excitations passagères ! Cela a le don de me calmer et de me procurer une grande satisfaction, lorsque j'ai terminé mon croquis... et faire plaisir à mes deux filles et petits-fils... car je leur distribue tout, dès que c'est terminé ! Peut-être que cela créera une vocation vers mes petits bouts de chou !

Ami Gilbert d'Ahuy.

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Bien entendu, là aussi, déjà signalé précédemment... si vous prenez une loupe, il y a bien des détails qui diffèrent... mais, c'est ma volonté, je ne tiens pas à la précision absolue lorsque je reproduis une photo...et mes couleurs peuvent être différentes... c'est la liberté qu'on peut avoir quand on crée quelque-chose ! ça n'a rien à voir avec la reproduction d'un croquis ou peinture existante ! l'essentiel, c'est de se faire plaisir en entrant dans un paysage qui nous a séduit ! vous verrez que j'ai fait ressortir la jolie petite église...et fleuri les branches de l'arbre se trouvant devant !

 Maintenant... avant de continuer par des photos de cette balade, pour faire plaisir à certains de mes amis et amies...et aussi, mes petits-fils, qui se serviront peut-être un jour, de ma technique tout à fait personnelle et non académique...  car, à part les rares cours que j'ai pu avoir dans le secondaire, mon Professeur en Algérie, s'appelait Gilbert Vigoureux... un homme formidable que j'ai beaucoup apprécié lors de mes études...ensuite, je n'ai jamais pris le moindre cours dans ma vie... ni fait les Beaux Arts... bien entendu ! Je suis tout simplement un autodidacte, un passionné surtout... qui va jusqu'au bout de ses passions... jusqu'à faire des milliers de kilomètres à pied... pour le plaisir ! Je disais donc, pour le plaisir de certains et certaines, voici comment mon croquis a évolué, en alternance toute la semaine dernière, avec un autre genre de peinture : nous avons, mon épouse et moi, redonné un peu de couleurs à nos deux salons de jardin métalliques... Vive les couleurs ! ça va bien avec les p'tites fleurs du Printemps !

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 Tout d'abord... pour faire plaisir à une amie qui m'a envoyé un message au sujet de la taille des crayons noirs... voici ma méthode personnelle pour tailler un crayon sans casser les mines au fur et à mesure...ce qui est souvent rageant, quand on est un peu énervé ! Mettre le taille-crayon au-dessus du crayon, en choisissant bien le trou adéquat... à la taille du crayon... mettez-vous au-dessus de votre boite à dessin pour récupérer les copeaux... et plus jamais, vous ne casserez les mines ! Olé !

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 Il faut bien commencer par quelque-chose, quand on attaque un croquis... je vous ai prévenu, je ne suis pas du tout académique... chacun fait bien ce qu'il veut ! Non mais !... Alors... j'ai choisi de commencer par la ligne d'horizon, faite par les adorables petites collines... puis j'ai bien situé le centre de mon village... que j'ai continué pour avancer vers moi...et la grosse bâtisse à gauche ! Voilà déjà une bonne partie de mon paysage installé !  

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Le croquis est terminé ! Ouf ! Je pense que la profondeur du paysage ressort bien !

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J'attaque toujours par le ciel... c'est logique ou pas ? c'est ce que je crains le plus en peinture !

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Puis, j'ai attaqué les adorables petites collines avec un vert bleuté pour mon plaisir... un bluish green ou vert bleuâtre ! j'ai bien aimé me promener dans les collines ! puis j'ai attaqué la plaine et les gorges... ensuite, les toits du village et la descente droite du piton... puis le bas du village... et enfin, le dessus du village où j'ai quand-même ramé un peu...vu le fouillis ! et enfin, le final, avec le refleurissement des arbres... Savez-vous combien de petits coups de pinceaux pour chaque fleur blanche ? ............................Un certain nombre ! Qui m'ont demandé un certain temps ! car...fallait parfois deux ou trois petits coups de blancs...pour que ça ne grise pas... les teintes dessous avalent un peu le blanc ! Alors ? Qui est tenté de le refaire...comme il est exactement ???

Bon ! c'est pas le tout...il y en a qui attendent la suite de la balade ! :

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Pour situer où se trouve ce fameux piton et son beau hameau... facile !

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N'est-ce pas qu'elles sont vert bleuâtre les collines du fond ?

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Le piton et l'émetteur que l'on voit de très loin au bas... et, quelle chance d'avoir du beau temps et un ciel aussi bleu ! un bleu de Provence !

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J'ai un peu hésité pour mon croquis avec ces 3 photos... la première, aurait peut-être été plus facile ! Quoique !

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Voilà pour aujourd'hui...c'est déjà pas mal... vous aurez plus de clichés la prochaine fois, c'est promis! Et voici une poésie que j'avais adoré vers mes 15 - 16 ans ! certains poètes avaient l'art de marier l'Amour à la Nature... ceci, au début du Siècle dernier :

                          À une Étoile algérienne,

      ( À Mlle Thérèse Bogros, lauréate du Conservatoire )  

 

       Notre siècle est grossier et ton âme est trop belle ;

            Elle vivait jadis dans l'Hellade au ciel clair.

           Et comme elle a gardé sa sublime étincelle,

        Elle n'est pas à l'aise en son cercueil de chair.

      Tu regrettes le temps où, dans la Grèce antique,

   Les mendiants plaintifs allaient chantant leurs vers

       Et faisaient aux accents de leur tendre musique,

        Frissonner, éperdus, les longs feuillages verts.

        Quand, vers le ciel, montait l'obscurité divine,

          Emportant la chanson murmurant des bois,

          On te voyait errer, blanche, sur la colline,

      Et les cordes du luth frémissant sous tes doigts.

       Ta voix montait au ciel, pure comme un étoile.

          Seule, tu célébrais la vie et ses douleurs,

       Et la lune argentait la blancheur de ton voile,

 Et tes soeurs t'admiraiet les yeux remplis de pleurs.

      Tu regrettes ce temps où tu vécus, Thérèse ;

   Tu regrettes ces bois, ces nuits et leur douceur,

     Et le souffle embaumé du pin et du mélèze,

  Et, quand le soir revient, tu sens vibrer ton coeur.

 Mais un jour les parfums, l'encens, les chants pieux

       Emporteront ton âme, Ô douce camarade,

Dans les grands bois sacrés où les arbres sont dieux,

           Et tu retrouveras les filles de l'Hellade.

                                   -----------     Écrit en AFN vers 1900, par Edouard Renard.

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