10 avril 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - III -

 Tout d'abord... j'avais en tête 2 croquis à réaliser...et j'avais d'ailleurs commencé l'un d'eux, quand, mon épouse est passée vers moi, et à trouvé qu'ils étaient un peu lugubres ! et pas du tout dans le style de mes filles, à qui ils étaient destinés ! J'en ai convenu tout de suite...et, pense avoir trouvé mon prochain croquis... ce sera ? Surprise ! Mais sans aucun doute, bien plus romantique et bucolique ! Et, comme j'avais déjà commencé par une croix.. j'ai quand même été jusqu'au bout...pour ceux ou celles qui me connaissent, je vais toujours jusqu'au bout de ce que je commence... mais pas entièrement, cette fois !

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       De plus près pour la 2ème photo...et bleutée... ça change tout !

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               Le modèle de la croix... sans le reste !

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                          Poésies de l'Ami Gilbert :

           9 )                     Annabelle,

Dans une Auberge de pèlerins vers Puente la Reina en 2002, j'ai fait une rencontre éphémère, le temps d'un soir seulement, d'une jeune pérégrine parisienned'environ trente ans, qui se prénommait Annabelle, et qui portait bien son prénom !

À la fin du repas du soir partagé ensemble dans la cuisine de l'Auberge, après lui avoir dit que je vivais près de Dijon en Bourgogne, cette jeune pérégrine m'a raconté spontanément ses dernières vendanges vers Vougeot en Côte d'Or, à l'Automne de l'année précédente.

Elle y avait rencontré un beau jeune homme vivant dans le Su-Est de la France, elle, vivait à Paris ! Elle pensait avoir trouvé l'amour de sa vie...mais, malheureusement, il n'a pas donné suite à cette belle rencontre... ce fût pour elle un grand chagrin... c'est  ce qui l'avait décidé de partir vers Compostelle, pour l'oublier !

Elle m'avouait aussi, qu'elle avait peur de cette solitude et de finir sa vie seule ! J'ai donc parlé assez longuement avec elle, tout comme l'aurait fait un ami, un frère aîné ou un père, pour essayer de lui faire comprendre qu'il fallait fermer très rapidement les portes de la vie derrière elle... et de regarder l'avenir devant elle... que, belle et courageuse, ce qu'elle était vraiment... je ne me faisais aucun soucis pour elle, que ce n'était qu'une question de temps !

Vouloir à tout prix chercher l'Amour de sa vie...cela ne peut que se terminer que devant un mur ! Tout comme vouloir à tout prix gagner à la loterie, ne peut que vider son porte-monnaie ! Tout arrive, un jour, quand on ne s'y attend le moins... car, le Hasard, n'aime pas du tout être forcé... mais être tout simplement espéré !

Elle faisait de petites étapes, moi le double... nous nous sommes jamais revus...en oubliant même de nous donner nos coordonnées. J'espère pour elle qu'elle a très rapidement trouvé son bonheur, cette belle expérience sur un grand Chemin de Compostelle, peut parfois vous faire voir la vie autrement, en évitant de faire bien des erreurs de jugement ! Parfois, je me souviens de cette jolie fille partie vers Compostelle, pour oublier un amour déçu !

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            Tempête dans le coeur d'une pèlerine !

          Perdue dans une Sierra déserte et isolée,

    Dans l'aube naissante et par les vents laminée,

          Un ciel menaçant ; la pérégrine obstinée

        Bravant les éléments, va vers sa destinée...

 Son seul défi, rejoindre St-Jacques de Compostelle.

      Elle marche obstinément, sans plier la belle !

Dans son coeur c'est la tourmente, alors elle se rebelle,

   Le chemin sans fin résonne sous chaque semelle...

       Arrivant à l'horizon de vilains nuages noirs,

    Qui viennent s'accumuler à tous ses désespoirs,

   Se souvient de son amour lors de ces beaux soirs,

   Ses premiers baisers accordés vers les pressoirs...

L es vendanges furent belles en cet Automne lumineux,

     Dans cette belle Bourgogne où ils furent heureux ;

   Sous les tonnelles, ils buvaient du vin doux joyeux...

        La pluie violente, inonde les chemins terreux !

              Luttant contre le vent, triste réalité,

       Les larmes amères n'altèrent pas sa beauté ;

Toutes ces violentes pensées laissent place à sa bonté,

     Grâce à toute cette eau divine, son coeur est lavé !

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      Écrit à Messimy ( vers Lyon ) le 18 Juillet 2009.

                         Ami Gilbert d'Ahuy.

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                 Chemin de la Plata et du Mozarabe.

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 Le texte suivant, aurait été aussi inspiré par cette rencontre avec la jeune pérégrine Annabelle :

                10)            La Solitude !

       Quel bien étrange mot, que ce mot solitude !

     Chacun y trouve refuge, ce n'est que certitude ;

   Pour les raisons du choix, ce n'est pas l'habitude,

   Nous ne connaissons rien de cette triste attitude !

   Pour certains d'entre-nous, lors d'une séparation,

Et pour bien d'autres personnes, c'est un choix ou option ;

       Souvent pour la première, elle est non désirée,

          Dans le deuxième cas, trouve la sérénité !

      Pour un certain nombre, c'est un mal négatif,

  Pour bien d'autres personnes, c'est un bien positif,

   Pourrions-nous la choisir, c'est peut-être possible ?

        En la désirant fort, elle devient accessible.

     Cette grande solitude, c'est un mot de la vie.

   Pourrions nous le vouloir et qu'elle soit réussie,

        En retrouvant la voie, c'est une nécessité,

    Pour pouvoir vivre sa vie dans toute sa beauté !

  La solitude qu'on savoure sur de grands chemins,

Comme une grande saveur, que dégage les jasmins,

     Elle pourrait convenir aux nombreux pèlerins,

       Permet d'imaginer, tous ces Alexandrins...

   Vertiges des espaces vides, qu'est l'agoraphobie,

      Que solitude provoque, entraînant l'agraphie,

       L'absence d'un être cher, est un mal afflictif,

             Jusqu'à l'apaisement, sera définitif.

    Les profondes solitudes des chemins lumineux,

 Des sentiers désertiques où les peurs sont mystiques,

  Et les pistes fantastiques des rêves psychédéliques,

 On peut prendre l'habitude dans un monde silencieux...

       Il arrive fréquemment que son esprit s'évade,

      Et sans même le vouloir, sa pensée se balade,

    On avance lentement, sans aucunes lassitudes,

Lorsqu'on marche solitaire dans de grandes solitudes !

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     Écrit la première fois le 19 Juillet 2009 à Messimy...

        Revu et corrigé le 10 Novembre 2016 à Ahuy.

                           Ami Gilbert d'Ahuy.

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        Chemin de la Plata et Mozarabe en Mai et Juin 2006

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              11 )        La Révélation de Tolède,

               Avant de partir pour ma nouvelle aventure,

         Tout en révisant mes règles pour que cela dure...

         J'ai fait un beau rêve, en ai parlé à mes proches...

      Cette formidable envie tout au fond de mes poches !

              Dormir à la Belle étoile en face de Tolède,

      Souhaitant qu'un temps clément me vienne en aide,

      Après trois jours d'un temps maussade et incertain,

         La Nature m'a comprise en me tendant la main !

               Ce joli soleil a chassé tous ces nuages,

       La chaleur revenant étaient de beaux présages ;

            Ce très beau songe allait-il enfin m'arriver ?

    Sur ces immenses chemins, restait plus qu'à marcher...

        Dans ces belles sierras de la Mancha, je rêvais...

         L'espoir se mit à grandir, plus je m'avançais ;

    Je me pris pour don Quichotte, contre les moulins,

      Cheminant heureux et serein sur ces chemins...

          En arrivant près de la grande Cité dorée,

       Face à Tolède je plantais là ma belle épée ! 

           Mon beau rêve allait enfin se réaliser,

         Dormir à la belle étoile... se concrétiser !

      Et c'est là, cette douce nuit, que j'ai compris,

       En admirant la Voie lactée, j'ai bien souris,

    N'étais plus pèlerin, mais cheminant bohème...

 Être libre de moi-même et faire tout ce que j'aime !

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 Pensé et griffonné sur mon carnet de route le 2 Mai 2009,

assis face au soleil couchant sur un joli banc, juste en

face de Tolède, avant une nuit à la belle étoile *****

Écrit après avoir retrouvé ces notes à Ahuy le 15 Juin 2009.

                        Ami Gilbert d'Ahuy.

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 Chemin du Levant le 2 Mai 2009 et préparation de ma nuit à la belle étoile dans une jolie pinède.

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          12 )     Le Messager de Saint-Jacques !

                  Sur le beau chemin, dit Aragonais,

      Un jour de fournaise, plein de chaude lumière,

            J'avais qu'une hâte, de boire une bière,

             Ce beau paysage... n'oublierai jamais !

          L'étape était longue, quand viendra la fin ?

    Sous l'ombre d'un buisson, un peu de fraîcheur,

           Dans cette canicule, un peu de douceur,

            Je fais une pause pour caler ma faim !

               Vient un messager envoyé du ciel,

         Au-dessus de moi, se pose un bel ange,

    Pendant mon repas, quelques restes je mange...

            Dans le bleu azur, paraît couleur miel.

      Durant une bonne heure, un chant mélodieux

        Une douce complainte de ce beau pinson,

           Offre au pèlerin une exquise chanson,

           Je suis enchanté et me sens heureux !

         Pourquoi chantes-tu ? Toi le bel oiseau ?

             Pour un pèlerin, cette belle mélodie...

            Dans sa petite tête, crée cette poésie...

        Là-bas tout la haut, sur un grand roseau !

              Ne désespère pas ! Toi le pèlerin !

Saint-Jacques t'accompagne, le chemin est beau !

            Je suis là aussi, sur cet arbrisseau,

         Tu n'es plus très loin...tu arrives enfin !

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          Griffonné ce jour-là sous cet arbrisseau

          sur mon carnet de route le 20 Juin 2005

             Écrit à Ahuy le 27 Août 2009, le jour

               de mon anniversaire...un de plus !

                        Ami Gilbert d'Ahuy.

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  Le fameux petit pinson...le messager de Saint-Jacques... qui ne m'a pas quitté

durant une bonne heure...sans cesser de chanter ! C'est du vécu...au moins 45°

               à l'ombre... plutôt rare dans ce coin d'Espagne.

                                 Ami Gilbert d'Ahuy.

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