Comme je l'ai déjà écrit à chacune de ces parutions spéciales de mes écrits poétiques, j'ai décidé il y a quelques temps, de profiter de mon blog, pour m'obliger à mettre de l'ordre dans ces écrits... en les faisant paraître par ordre croissant de dates de création... et, pour ceux ou celles qui en ont relevé certains, vous verrez que je les reprends et les modifie régulièrement. Cela, contrairement à certaines créations artistiques, les écrits poétiques ou poésies, doivent continuer de vivre et d'évoluer, tant que leurs auteurs sont en vie, au gré de leurs humeurs ou nouvelles inspirations...ça ne peut être que positif ! Du moins, c'est ce que je pense personnellement :

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     21 )        Une lumière dans la nuit !

      Voilà ton désespoir qui tombe jusqu'en enfer...

          Une douce lumière qui jaillit de la nuit,

      Brille de tous ces éclats, tout là-bas elle luit,

      Et que pas une main se tend dans ce désert !

     Un ange venu du ciel, ton petit ange gardien ;

          Cette belle amitié que tu lui as donnée,

     Il veut bien te la rendre, elle est bien méritée,

        Ne t'a pas oubliée, il est là pour ton bien.

    Mais où sont donc ces faux et bien tristes amis,

T'ont sucé jusqu'au sang, tels d'horribles vampires,

   Ne sont que flagorneurs et de bien tristes sires ;

    Ces vilains profiteurs, ces vautours si pourris !

Mais où sont donc passées toutes ces vilaines amies ?

   Qui un jour t'ont fait croire à leurs belles amitiés,

     Ces soient-disant amies ce sont bien défilées,

  Ces jalouses ennuyeuses, elles sont toutes parties...

   Sur la barque de ta vie, qui maintenant prend l'eau,

       Pour te dire de te battre et pour sauver ta vie,

      Tant qu'il te reste au moins une véritable amie,

       Une main t'es tendue qui vient sauver ta peau...

       Dans le reste de ta vie, ne te laisse plus berner

      Par tous ces faux amis, qui t'ont laissée tomber,

           Écoute ce petit ange, tu dois le respecter,

         Il est venu du ciel un beau soir pour t'aider.

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                  Ècrit à Marseille le 16 Juin 2010

Lors d'une de mes dernières visites à mon ami d'enfance...

"" Toute ressemblance serait tout à fait fortuite. Cette

inspiration m'est venue à la suite d'une lecture, lors d'une

nuit totalement blanche, après avoir revu un ami d'enfance

dans une Maison de repos qui a bien voulu m'accueillir

pour la nuit. ""

Ne croyez-pas toujours, certaines balivernes et certains

faux sourires, de certaines personnes parfois très nocives...

Sachez bien discerner dans vos vies, le vrai du faux ! Vous

              vous en porterez beaucoup mieux !

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   22 )                L'ami d'enfance,

     Alors que j'atteignais ma quatorzième année,

        J'ai rencontré Gérard, une amitié est née ;

      Elle dura notre vie, ne s'est jamais terminée.

   Dans tout ce temps passé, jamais fût malmenée...

   Toute notre jeunesse passa dans Tlemcen la jolie,

        Dans ce superbe Massif, à l'Est de l'Algérie,

          Dont la vue sur la mer est restée infinie,

      Après l'avoir quittée, une douleur non guérie !

     Dans nos jeux les plus fous au Jardin Pépinière,

    Nos joies débordantes ne furent jamais amères,

   À l'immense désespoir de chacune de nos mères...

   Nos bêtises défilaient, elles n'en étaient pas fières !

Dans ce beau Faubourg Sienne où vivaient gens prospères,

            Allée des Marronniers et villas altières,

    Grandes familles musulmanes et riches propriétaires,

       Fortunés de la ville, familles juives bijoutières.

    Et nous petits pieds-noirs, au cou portaient nos croix,

          On vivait au milieu, locataires, pas le choix !

          Avec petits moyens, il fallait taire nos voix...

     Près de la Metchkana, on cassait toutes nos noix !

        Jardin la Pépinière, en haut de notre quartier,

             De sa beauté fleurie, il était tout entier ;

       Nous dominions Tlemcen...on pouvait étudier

    Dans les allées fleuries, sous des palmiers dattiers.

          C'était un vrai Éden où filait notre jeunesse...

   Ceinturé de remparts dans sa plus grande largesse,

           Parmi les minarets, l'église et sa finesse,

     Dans un grand ciel tout bleu, on y vivait la messe...

    Dans les souks orientaux, se dégagent des odeurs,

  Qui sont restés ancrés toute notre vie dans nos coeurs,

   La menthe et le henné, douces épices toutes saveurs,

        Sucrées ou entêtantes, au parfum figues fleurs.

      Et quand le soleil chaud sur un très beau chemin,

   S'envolaient brusquement des effluves chaque matin,

        Des fruitiers odorants qu'on avait sous la main,

       Des citrons ou oranges, et cerises pour demain...

          Dans de superbes jardins où tout se cultivait,

    De jolies pastèques vertes, patates douces on rêvait,

      Piments rouges, poivrons verts, et on se régalait,

            Vrai festin pour les yeux, et on se délectait !

    Et les années passèrent dans toute notre insouciance,

      Jusqu'au jour si fatal, vint une grande souffrance,

      Jour qui nous séparait, on rentrait tous en France,

     Avec notre grande tristesse et notre désespérance...

           C'était à tout jamais...nos vies se séparèrent,

     Toutes nos belles amitiés, ce jour se dispersèrent,

              À jamais séparés, les années passèrent...

          Lui, Marseille...moi, Dijon...nos vies diffèrent.

         Quand un jour un appel concernant mon ami,

    Sa très charmante épouse, m'annonce que c'est fini !

         Mon vieil ami Gérard, dans l'absence est parti,

     D'une maladie horrible qui rend un homme sans vie !

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        Écrit sur la terrasse d'un Bar, près de la Gare de

     Villefranche-sur-Saône, le 18 Juin 2010... alors que

    je revenais bien triste de Marseille, après avoir revu

     une avant-dernière fois mon meilleur ami d'enfance.

   Je dédie ce texte poétique à mon ami Gérard Richaud,

      mon plus grand ami d'enfance, aujourd'hui disparu.

                             Ami Gilbert d'Ahuy.

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   23 )                  Mon ami parapluie,

 

                      Parapluie mon bel ami,

                 Sans toi, je ne suis pas bien,

              Le bonheur, c'est vraiment rien,

                       Tu me suis à l'infini...

               Qu'il soit bleu ou un peu gris,

                Nous serons toujours amis,

                 Me suffit quand tu souris,

                   Un p'tit coin de Paradis !

                 Tu as subi tous les temps,

                 La pluie, la neige et le vent,

                   Le soleil, tu es présent,

           Bien souvent, fin du Printemps !

                    Tu me sers de parasol,

                Dans une sierra désertique,

                    Tu es un ami magique,

           Même lors d'une pause sur le sol.

              Ton emploi est bien multiple,

                  Suis-je le seul à te louer ?

                    Secret à ne pas garder...

                  Je suis un fidèle disciple.

                  Sous un soleil implacable,

                  Suis bien dessous à l'abri,

                      Sur un chemin infini,

                  Et chaleur insupportable...

            Contre tous les chiens hargneux,

            Certains vents froids des matins,

          Et poussières des grands chemins,

               Sous la pluie, je suis heureux.

               Sous un coin d'mon parapluie,

                Je suis un Roi de ce Monde,

               Sur cette belle planète ronde,

                     Ma passion est infinie...

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Pensé et griffonné en partie sur mes carnets de route,

               et écrit à Ahuy le 22 Juin 2010.

                      Ami Gilbert d'Ahuy.

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24 ) Rencontres humaines sur des Chemins de Compostelle,

 

           La retraite arrivée, je prends une décision,

           Partir à Compostelle, j'en fais une passion ;

       Avec mon sac à dos, je suis un homme d'action.

         Pour chasser ce mal-être, était-ce la solution ?

    Après plusieurs années sur de très longs chemins,

Par tous les temps possibles, longs kilomètres sans fins...

 Des doutes et des angoisses, des peurs, ç'en est certain !

      Après quelques nuits blanches, partir chaque matin...

        Alors que reste-t-il de tous ces beaux voyages ?

      Plus de philosophie...certainement bien plus sage,

   Que les hommes et les femmes ont, en prenant de l'âge,

          Et de quitter ce Monde, tourner enfin la page...

      Sur de très grands espaces, tu traînes tes ennuis,

      Comme avec ton gros sac, que tu portes et subis,

    Ces bien longues années, toutes ces misères tu vis,

        Le long de ces chemins, qu'avec ardeur tu suis...

      Mais aussi des rencontres humaines si éphémères,

       Soirées inoubliables au creux de petites sphères,

       Où quelques pèlerins versent des larmes amères,

    De tristes évènements laissés sur leurs belles terres.

    Vos prénoms sans cesse trottent dans ma petite tête,

          Jean-Claude et Maïté, les premiers de la fête,

      Ketty et Else-Marie, Jean-Pierre que rien n'arrête,

           Horst, Maria et le Jan, Cornélia et Pierette...

        Christiane, Marie-Thérèse, Nelly du Lauragais,

           Morten, Paule et Oscar, Titus à Saint-Palais,

                Mishima du Japon et Pascal du Valais,

          Santos et Mercedes...l'espagnol j'apprenais !

 Tant d'autres et beaux prénoms, ne pourrais tous citer,

           Ont fait un autre homme, je ne peux le nier...

      De belles choses apprises, grâce à cette amitié,

 Ces rencontres dites humaines venues du monde entier.

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        Écrit au Gîte de Baziège le 23 Octobre 2010

                            Ami Gilbert d'Ahuy.

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