20 juin 2017

Vacances en Hautes-Alpes - La Vallouise - I - Fin Mai 2017 - et poésie ancienne...

 Si vous venez du Nord ou de l'Ouest de la France, mieux vaut passer Grenoble, puis à la sortie, prendre la direction de Vizille, ou là, ne prenez surtout pas actuellement par Le Bourg d'Oisans... car le Col du Lautaret est en ce moment fermé pour cause d'éboulements ! Il vous faut donc prendre la Route Napoléon par Laffrey, la Mure, Corps et Gap...où là, prendre la direction de La Bâtie-Neuve, Chorges et le réservoir du lac d'Embrun où à Savines, prendre la N 94 en direction de Briançon. À l'Argentière la Bessée, virez à gauche sur la D 994 en direction de la Vallée de La Vallouise, les Vigneaux et Vallouise, avant Pelvoux et Aile froide. Autant vous dire, que je connaissais cette région pour y avoir été plusieurs fois dans la Station de ski de Puy-St-Vincent... en hiver, bien sûr, mais belle découverte cette année fin Mai et début Juin, l'endroit est vraiment superbe sous le Massif des Écrins... ce beau coin de France fait partie du Département des Hautes-Alpes et de la Région Provence -  Alpes - Côte d'Azur. Si vous venez du Sud ou Sud-Ouest... passez par Aix-en-Provence pour rejoindre facilement Gap par l'Autoroute et le même itinéraire que ci-dessus. Venant de Dijon, nous avons eu grand plaisir de retrouver l'agréable Route Napoléon, et comme d'habitude, petit casse-croûte au-dessus du réservoir de Laffrey où se trouve une superbe statue de Napoléon à cheval, qu'on est forcément obligé de voir en prenant cette jolie route :

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 Faut reconnaître que ce monument avec ce magnifique cheval et notre Empereur, ont beaucoup d'allure dans cette verdure... cet endroit est très agréable pour un petit pique-nique et une belle vue sur le réservoir de Laffrey !

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 Et bien entendu, une petite pause s'impose aussi, au-dessus du magnifique Barrage de Serre-Ponçon.. d'autant plus que la Vallée de Vallouise n'est plus guère loin de là, à une cinquantaine de kilomètres...

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 Moins d'une demi-heure plus tard...nous avons emprunté la D 994 pour arriver dans le charmant petit village de montagne de Vallouise, sous Puy-St-Vincent, et le beau Massif des Écrins, où notre ami Jacques avait réservé un très sympathique appartement, au dessus des propriétaires d'un magnifique chalet... où, dès notre première visite nous avons pu contempler un magnifique paysage de montagne et le dessus du village de Vallouise...

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                      Au dessus, on aperçoit Puy-St-Vincent 1400 !

 Voilà pour aujourd'hui, cette petite présentation de ce beau séjour en Hautes-Alpes... c'est suffisant, vu la chaleur actuelle et le retour dans les parutions des photos... qui ont bien du mal à s'afficher ! Je pense que la canicule dans nos blogs est aussi en train de plomber nos post !

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      À la " Muse algérienne ", Mademoiselle Magali Boisnard :

                          Avec ton nom prédestiné,

                       Au sol de la nouvelle France,

                      Évoquant le ciel de Provence,

                       Avec ton front de grâce orné,

                        Ton jeune talant couronné,

                     Tes yeux où brille l'espérance,

                       De joie et de reconnaissance

                         Tu ravis le " Bled " étonné.

                          Poète, dont la voix rieuse

                           Dans la lumière radieuse

                 Fait monter son accent vainqueur,

                   Ainsi toujours, soeur de Mireille,

                Chante, pour charmer notre oreille,

                 Chante, pour charmer notre coeur.

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      Écrit par le Professeur du Lycée de Constantine,

                        Charles Malaval vers 1900...

      un autre amoureux et fan de cette jolie poétesse,

        qui, paraît-il, ne c'est jamais mariée... elle était

      idolâtrée par tous les jeunes hommes de cette

                époque de 1900 en Afrique du Nord !

      On voit que Mlle Magali Boisnard a eu la bonne

     fortune d'être prophétesse dans son pays. C'était

encore plus difficile en Algérie qu'ailleurs dans le Monde !

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26 juin 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - VI -

Comme je l'ai déjà écrit à chacune de ces parutions spéciales de mes écrits poétiques, j'ai décidé il y a quelques temps, de profiter de mon blog, pour m'obliger à mettre de l'ordre dans ces écrits... en les faisant paraître par ordre croissant de dates de création... et, pour ceux ou celles qui en ont relevé certains, vous verrez que je les reprends et les modifie régulièrement. Cela, contrairement à certaines créations artistiques, les écrits poétiques ou poésies, doivent continuer de vivre et d'évoluer, tant que leurs auteurs sont en vie, au gré de leurs humeurs ou nouvelles inspirations...ça ne peut être que positif ! Du moins, c'est ce que je pense personnellement :

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     21 )        Une lumière dans la nuit !

      Voilà ton désespoir qui tombe jusqu'en enfer...

          Une douce lumière qui jaillit de la nuit,

      Brille de tous ces éclats, tout là-bas elle luit,

      Et que pas une main se tend dans ce désert !

     Un ange venu du ciel, ton petit ange gardien ;

          Cette belle amitié que tu lui as donnée,

     Il veut bien te la rendre, elle est bien méritée,

        Ne t'a pas oubliée, il est là pour ton bien.

    Mais où sont donc ces faux et bien tristes amis,

T'ont sucé jusqu'au sang, tels d'horribles vampires,

   Ne sont que flagorneurs et de bien tristes sires ;

    Ces vilains profiteurs, ces vautours si pourris !

Mais où sont donc passées toutes ces vilaines amies ?

   Qui un jour t'ont fait croire à leurs belles amitiés,

     Ces soient-disant amies ce sont bien défilées,

  Ces jalouses ennuyeuses, elles sont toutes parties...

   Sur la barque de ta vie, qui maintenant prend l'eau,

       Pour te dire de te battre et pour sauver ta vie,

      Tant qu'il te reste au moins une véritable amie,

       Une main t'es tendue qui vient sauver ta peau...

       Dans le reste de ta vie, ne te laisse plus berner

      Par tous ces faux amis, qui t'ont laissée tomber,

           Écoute ce petit ange, tu dois le respecter,

         Il est venu du ciel un beau soir pour t'aider.

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                  Ècrit à Marseille le 16 Juin 2010

Lors d'une de mes dernières visites à mon ami d'enfance...

"" Toute ressemblance serait tout à fait fortuite. Cette

inspiration m'est venue à la suite d'une lecture, lors d'une

nuit totalement blanche, après avoir revu un ami d'enfance

dans une Maison de repos qui a bien voulu m'accueillir

pour la nuit. ""

Ne croyez-pas toujours, certaines balivernes et certains

faux sourires, de certaines personnes parfois très nocives...

Sachez bien discerner dans vos vies, le vrai du faux ! Vous

              vous en porterez beaucoup mieux !

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   22 )                L'ami d'enfance,

     Alors que j'atteignais ma quatorzième année,

        J'ai rencontré Gérard, une amitié est née ;

      Elle dura notre vie, ne s'est jamais terminée.

   Dans tout ce temps passé, jamais fût malmenée...

   Toute notre jeunesse passa dans Tlemcen la jolie,

        Dans ce superbe Massif, à l'Est de l'Algérie,

          Dont la vue sur la mer est restée infinie,

      Après l'avoir quittée, une douleur non guérie !

     Dans nos jeux les plus fous au Jardin Pépinière,

    Nos joies débordantes ne furent jamais amères,

   À l'immense désespoir de chacune de nos mères...

   Nos bêtises défilaient, elles n'en étaient pas fières !

Dans ce beau Faubourg Sienne où vivaient gens prospères,

            Allée des Marronniers et villas altières,

    Grandes familles musulmanes et riches propriétaires,

       Fortunés de la ville, familles juives bijoutières.

    Et nous petits pieds-noirs, au cou portaient nos croix,

          On vivait au milieu, locataires, pas le choix !

          Avec petits moyens, il fallait taire nos voix...

     Près de la Metchkana, on cassait toutes nos noix !

        Jardin la Pépinière, en haut de notre quartier,

             De sa beauté fleurie, il était tout entier ;

       Nous dominions Tlemcen...on pouvait étudier

    Dans les allées fleuries, sous des palmiers dattiers.

          C'était un vrai Éden où filait notre jeunesse...

   Ceinturé de remparts dans sa plus grande largesse,

           Parmi les minarets, l'église et sa finesse,

     Dans un grand ciel tout bleu, on y vivait la messe...

    Dans les souks orientaux, se dégagent des odeurs,

  Qui sont restés ancrés toute notre vie dans nos coeurs,

   La menthe et le henné, douces épices toutes saveurs,

        Sucrées ou entêtantes, au parfum figues fleurs.

      Et quand le soleil chaud sur un très beau chemin,

   S'envolaient brusquement des effluves chaque matin,

        Des fruitiers odorants qu'on avait sous la main,

       Des citrons ou oranges, et cerises pour demain...

          Dans de superbes jardins où tout se cultivait,

    De jolies pastèques vertes, patates douces on rêvait,

      Piments rouges, poivrons verts, et on se régalait,

            Vrai festin pour les yeux, et on se délectait !

    Et les années passèrent dans toute notre insouciance,

      Jusqu'au jour si fatal, vint une grande souffrance,

      Jour qui nous séparait, on rentrait tous en France,

     Avec notre grande tristesse et notre désespérance...

           C'était à tout jamais...nos vies se séparèrent,

     Toutes nos belles amitiés, ce jour se dispersèrent,

              À jamais séparés, les années passèrent...

          Lui, Marseille...moi, Dijon...nos vies diffèrent.

         Quand un jour un appel concernant mon ami,

    Sa très charmante épouse, m'annonce que c'est fini !

         Mon vieil ami Gérard, dans l'absence est parti,

     D'une maladie horrible qui rend un homme sans vie !

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        Écrit sur la terrasse d'un Bar, près de la Gare de

     Villefranche-sur-Saône, le 18 Juin 2010... alors que

    je revenais bien triste de Marseille, après avoir revu

     une avant-dernière fois mon meilleur ami d'enfance.

   Je dédie ce texte poétique à mon ami Gérard Richaud,

      mon plus grand ami d'enfance, aujourd'hui disparu.

                             Ami Gilbert d'Ahuy.

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   23 )                  Mon ami parapluie,

 

                      Parapluie mon bel ami,

                 Sans toi, je ne suis pas bien,

              Le bonheur, c'est vraiment rien,

                       Tu me suis à l'infini...

               Qu'il soit bleu ou un peu gris,

                Nous serons toujours amis,

                 Me suffit quand tu souris,

                   Un p'tit coin de Paradis !

                 Tu as subi tous les temps,

                 La pluie, la neige et le vent,

                   Le soleil, tu es présent,

           Bien souvent, fin du Printemps !

                    Tu me sers de parasol,

                Dans une sierra désertique,

                    Tu es un ami magique,

           Même lors d'une pause sur le sol.

              Ton emploi est bien multiple,

                  Suis-je le seul à te louer ?

                    Secret à ne pas garder...

                  Je suis un fidèle disciple.

                  Sous un soleil implacable,

                  Suis bien dessous à l'abri,

                      Sur un chemin infini,

                  Et chaleur insupportable...

            Contre tous les chiens hargneux,

            Certains vents froids des matins,

          Et poussières des grands chemins,

               Sous la pluie, je suis heureux.

               Sous un coin d'mon parapluie,

                Je suis un Roi de ce Monde,

               Sur cette belle planète ronde,

                     Ma passion est infinie...

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Pensé et griffonné en partie sur mes carnets de route,

               et écrit à Ahuy le 22 Juin 2010.

                      Ami Gilbert d'Ahuy.

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24 ) Rencontres humaines sur des Chemins de Compostelle,

 

           La retraite arrivée, je prends une décision,

           Partir à Compostelle, j'en fais une passion ;

       Avec mon sac à dos, je suis un homme d'action.

         Pour chasser ce mal-être, était-ce la solution ?

    Après plusieurs années sur de très longs chemins,

Par tous les temps possibles, longs kilomètres sans fins...

 Des doutes et des angoisses, des peurs, ç'en est certain !

      Après quelques nuits blanches, partir chaque matin...

        Alors que reste-t-il de tous ces beaux voyages ?

      Plus de philosophie...certainement bien plus sage,

   Que les hommes et les femmes ont, en prenant de l'âge,

          Et de quitter ce Monde, tourner enfin la page...

      Sur de très grands espaces, tu traînes tes ennuis,

      Comme avec ton gros sac, que tu portes et subis,

    Ces bien longues années, toutes ces misères tu vis,

        Le long de ces chemins, qu'avec ardeur tu suis...

      Mais aussi des rencontres humaines si éphémères,

       Soirées inoubliables au creux de petites sphères,

       Où quelques pèlerins versent des larmes amères,

    De tristes évènements laissés sur leurs belles terres.

    Vos prénoms sans cesse trottent dans ma petite tête,

          Jean-Claude et Maïté, les premiers de la fête,

      Ketty et Else-Marie, Jean-Pierre que rien n'arrête,

           Horst, Maria et le Jan, Cornélia et Pierette...

        Christiane, Marie-Thérèse, Nelly du Lauragais,

           Morten, Paule et Oscar, Titus à Saint-Palais,

                Mishima du Japon et Pascal du Valais,

          Santos et Mercedes...l'espagnol j'apprenais !

 Tant d'autres et beaux prénoms, ne pourrais tous citer,

           Ont fait un autre homme, je ne peux le nier...

      De belles choses apprises, grâce à cette amitié,

 Ces rencontres dites humaines venues du monde entier.

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        Écrit au Gîte de Baziège le 23 Octobre 2010

                            Ami Gilbert d'Ahuy.

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29 juin 2017

Vallouise - Hautes Alpes - Du 27 Mai au 02 Juin 2017 - Et poésie ancienne

 Pour commencer cette nouvelle série de notre beau séjour en Montagne, du 27 Mai au 02 Juin 2017, je vais tout d'abord vous présenter quelques photos de Vallouise, ce charmant petit village des Hautes Alpes et du Briançonnais, niché au beau milieu de la Vallée de la Vallouise, juste sous la Station de ski alpin de Puy-Saint-Vincent, où j'ai été plusieurs fois faire du ski en hiver, et non loin de Briançon.

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 Accueil Vallouise de l'Office du Tourisme : Place de l'église -- 05290 Vallouise --

Tél : ( 33 4  ) ou 04 92 23 36 12  -- vallouise@paysdesecrins.com  ou :  www.vallouise.info/pays-des-ecrins.htm

 Cette superbe Vallée où coule un beau torrent descendant du Massif des Écrins, prenant sa source vers le Pré de Madame Carle, s'appelle d'abord le Gyr, alimenté en aval plus bas, par le Celse - Nière qui lui descend du Glacier du Sélé, puis de La Vonde, provenant du splendide Vallon de Narreyroux et du Glacier de l'Aiglière... où, à cet embranchement, il va s'appeler la Gyronde et qui passe à Vallouise, alimenté par trois petits torrents dévalant du vallon de Puy-Saint-Vincent. Dans cette luxuriante Vallée de la Vallouise en période estivale, nous avons quatre beaux villages ou hameaux qui se suivent : Les Vigneaux, Vallouise, Pelvoux (où se pratique, à la sortie, la Via Ferrata en période estivale, le long du torrent Le Gyr) et enfin, Ailefroide sous Les Clouzis et Glacier du Monêtier...un peu plus haut, se termine cette belle Vallée vers le Pré de Madame Carle sous le Pic Les Agneaux et les Glaciers : Glacier Noir et Glacier Blanc descendant des Pics L'Ailefroide et la Barre des Écrins. 

 Je vous offre quelques-unes de mes photos de ce beau village de Vallouise, dont vous aurez la totalité à la fin des 3 post sur ce village...dans un nouvel album qui sera intitulé : 1) La Vallouise - Voyage et village -  Mai-Juin 2017. Puis, nous passerons ensuite à nos cinq belles randonnées successives, dans ce Massif des Écrins, et, peut-être, quelques jolies balades près de Vallouise...

 Pour les amoureux de la Montagne, vous verrez que c'est très tentant, et à la portée des familles et des jeunes marcheurs en herbe. Volontairement, notre ami Jacques, qui a organisé ce séjour, c'est contenté de nous emmener qu'au pied des cols, avec des marches de 1h30 à 2 h...soit de 3 à 4 h en AR, avec repas tiré du sac au plus haut, ce qui était très raisonnable, vu que nous les avons faites cinq  journées d'affilées... et, nous n'avons plus 20 ans, tous trois, plus de 70 ! et qu'il faut quand même se ménager, si on veut espérer être centenaires ! Je peux tout de même vous affirmer, que mon épouse et moi, étions tous deux assez fatigués juste avant, et ,que cette semaine en montagne, nous ont permis de finir le séjour avec une pêche d'enfer ! Vous le verrez dans certaines photos ! Je souhaite aux jeunes d'en faire autant quand ils atteindront nos âges ! Autrement...il n'y a pas que des grands marcheurs en ce bas monde, pour différentes raisons, chacun ses problèmes, ce beau village de Vallouise peut aussi vous accueillir quand-même, l'air de la montagne est le meilleur des remèdes pour retrouver la forme, et il y a suffisamment de jolies petites balades toute plates, le long du torrent de La Gyronde et, en allant vers la cascade de La Pissette...ou vers le Pré de Madame Carle où ils font des crêpes à toute heure !

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                        Le fameux torrent de La Gyronde...

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 Voilà déjà un petit aperçu de ce beau village de montagne du briançonnais, en terminant par ces adorables iris qui donneraient l'envie de prendre sa palette et ses aquarelles !

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                             Au bord du Loir,

       D'un glissement berceur, dans ses flots épandus,

          Il coule et l'herbe drue où tombe la châtaigne

              De son humidité féconde s'imprègne,

      À l'heure où les lointains s'embrument, confondus.

          Onde silencieuse où l'âme des eaux douces

          Va berçant sa charmeuse et pensive beauté,

           Dans la tiédeur des nuits lumineuses d'été ;

Sous les cieux d'azur sombre et pleins d'étoiles rousses.

          Sous la froide clarté des crépuscules blancs,

      Dans les aubes d'hiver, par les minuits sans lune,

      Tu poursuis ton voyage et, verdoyante ou brune,

         Chaque rive a baisé la fraîcheur de tes flancs.

        Que mon rêve s'en aille au fil de l'eau courante.

            Sa fuite lente aura la douceur d'un regret.

             Peut-être qu'en chemin il dira son secret

         Au pétale arraché de quelque fleur mourante.

    Non, non ! Qu'il reste encor ! Flot, ne l'emporte pas.

          Il est fragile et vain, léger comme une plume,

          Mais le rayon joyeux de mon espoir s'allume

          Aux paillettes d'argent de ses bleus falbalas.

        Lors, je veux le garder, fermant sur lui la porte

               De mon coeur rajeuni par sa frivolité ;

                     Son rire puéril, à la réalité,

            Mêlera la Chimère et sa splendide escorte.

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Écrit par Magali Boisnard, début du siècle dernier en AFN.

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