Suite du relevé de tous mes écrits de façon poétique depuis 2009, écrits que j'ai retrouvés ça et là, dans mes vieux classeurs, que je reprends et modifie à ma guise ... et dont je retrouve parfois un petit oublié qui traînait au beau milieu d'un vieux cahier : le Messager de Saint-Jacques, qui aura le N° 52 au lieu de 38... Mais, je ne pouvais pas l'oublier dans mes relevés... l'essentiel, c'est qu'il y soit, même décalé par rapport aux dates de mes écrits.

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51 )                    La Voie Universelle.

                    Mais où vont ces pèlerins ?

              À Saint-Jacques de Compostelle...

                    Mais pourquoi aller si loin ?

                  Car ce bon Saint les appelle !

                   Il est long ce grand Chemin,

                     Cette Voie est immortelle ;

                   Tous vont porter un témoin,

                Jusqu'en haut de cette échelle.

                     Ils sont vont tôt le matin

           Pour de longues journées nouvelles ; 

                   C'est un formidable besoin

            Qu'ils ont tous sous leurs semelles...

             Ils portent de très grands gourdins,

                  Et quelque-fois une ombrelle ;

                   Vont s'endormir sur du foin,

                     Sous la voûte universelle.

                 En empruntant quelques sentes,

                  Des chemins, sentiers et pistes,

               Pour gravir de nombreuses pentes,

                Tant que toutes ces voies existent...

                     Ainsi passe leur beau destin,

                 Dans cette grande Voie fraternelle,

                   Qu'ils doivent garder avec soin,

                  Pour qu'elle leur reste immortelle.

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                  Écrit à Ahuy le 3 Septembre 2015

                           Ami Gilbert d'Ahuy

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52 )             Le Messager de Saint-Jacques

 

                   Sur le beau Camino Aragonais

     Un jour de fournaise plein de chaudes lumières,

     N'avais qu'une hâte : de boire de bonnes bières,

           Ses beaux paysages...n'oublierai jamais !

        L'étape était longue...quand viendrait la fin ?

     Sous l'ombre d'un buisson, un peu de fraîcheur,

            Dans cette canicule, un peu de douceur,

             Je fis une pause pour calmer ma faim !

                  Vint un messager envoyé du ciel,

            Au dessus de moi, se pose ce bel ange,

      Pendant mon repas, quelques restes je mange,

              Dans le bleu azur, paraît couleur miel.

       Durant une bonne heure, un chant mélodieux,

           Une douce complainte de ce beau pinson,

              Offre au pèlerin une exquise chanson,

               Je suis enchanté et me sens heureux.

                Pourquoi chantes-tu toi le bel oiseau ?

                      Pour un pèlerin cette mélodie,

                 Dans sa petite tête crée cette poésie,

              Là-bas tout là haut, sur ce grand roseau...

                    Ne désespère-pas, toi le pèlerin,

        Saint-Jacques t'accompagne, ce chemin est beau,

                  Je suis là aussi, sur cet arbrisseau,

               Tu n'est plus très loin...tu arrives enfin !

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                  L'église de Tiebas...près de Pampelune.

 

 Anecdote vécue sur le Chemin Aragonais le 20 Juin 2005,

Et c'est en revoyant la photo de ce pinson dans ce lieu,

que j'ai écrit ce texte poétique à Ahuy le 25 Juin 2012.

Je ne savais pas quand arriverai la fin de l'étape, le pueblo

de Tiebas était caché par une colline, il faisait un cagnard

pas possible...et quand je suis reparti... 500 m plus loin, 

en montant un chemin tout blanc...juste après un virage...

je découvris enfin le clocher du village, il était 14h30 !

En arrivant devant un petit Resto, où il n'ont fait aucunes

difficultés pour me servir un repas, en me servant de suite

une " caña grande " ( Grande bière pression )... que j'aie

bue presque d'un seul coup !

                " Muchas gracias amigos de Tiebas "

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53 )                   Lumières d'Automne,

 

      À la fin de l'été, quand les colchiques fleurissent...

        Le bel Automne arrive avec ses couleurs vives,

    Et quand l'été s'esquive pour rejoindre d'autres rives,

 La Nature est superbe quand toutes les feuilles jaunissent.

               Mais avant de tomber, voilà la féerie...

     Des couleurs étonnantes, qui changent chaque journées,

           Chaque feuilles leurs façon, elles muent obstinées,

      Pour notre plus grand plaisir, dans une douce nostalgie.

             Passant des verts foncés à des verts pâlissants,

           De beaux jaunes orangés à des jaunes plus ocrés,

  Jusqu'aux rouges flamboyants, nous sommes émerveillés

             Par toute cette beauté...instants resplendissants.

              Et toutes ces belles années, un émerveillement,

                  Dont on se lasse pas, incroyable Création !

            Dans ce Monde étonnant que j'aime avec passion,

                 Qu'il puisse continuer... vivre éternellement.

          Mais où sont mes vingt ans perdus dans le lointain ?

                      Inexorablement ma vie va lentement,

                       Inlassablement s'écoule fatalement...

   Ainsi les années passent, qui filent pour chaque humain !

      Dans de charmants chemins au coeur de belles forêts,

        Les feuillages lumineux prennent des tons éclatants,

       De beaux jaunes chaleureux aux rouges éblouissants,

            Tous ces spectacles divins incitent à ses arrêts.

               Lumières de ma jeunesse et odeurs oubliées,

        Retrouve avec plaisir toutes ces anciennes senteurs,

           Un bien-être m'envahit me fait vivre ces bonheurs,

         Tout mon coeur est en liesse...sensations sublimées.

              J'admire cette féerie que la nature nous donne,

          Avant les grandes froidures d'un hiver qui approche,

            Pour que cette belle parure des forêts se décroche,

             Comme une triste mélodie au début de l'Automne...

                 Vis cet enchantement tout au long de ma vie,

            Jamais je ne me lasse de ces heures merveilleuses,

         Au creux d'une sente basse, des saveurs si heureuses

              Qu'on savoure lentement avec beaucoup d'envie.

             Quel spectacle féerique que cette superbe saison,

              Où toutes ces jolies feuilles arrivent en fin de vie,

               Qui refusent de tomber sur une pelouse fleurie,

              De mille couleurs magiques recouvrant le gazon.

    Il vole comme une tristesse dans les lumières d'Automne,

   Comme le font les belles feuilles  emportées par les vents,

                Nos âmes se désespèrent... l'hiver à pas lents,

               Au loin l'orage gronde et brusquement il tonne !

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                          Écrit à Ahuy le 26 Octobre 2015

                             Ami Gilbert d'Ahuy.

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54 )                   Vogüé, village de caractère !

 

                    J'adore beaucoup ce beau village,

                       Au doux nom qui me fait rêver.

                         Notre pensée s'en va voguer

                    Tour là haut vers un blanc nuage.

                   Mais pour l'écrire dans une prose,

                      Cela peut être une autre chose ;

                       Mais un poète pour une rose,

                      Un jour écrit : il faut que j'ose !

                        Vogüé, village de caractère,

                 Niché dans les gorges de l'Ardèche,

                  Des lieux enchantés pour la pêche,

                Avec ses belles demeures en pierre.

                    Son superbe château de Vogüé,

                    Domine un fleuron de l'Ardèche,

            S'offre aux passants comme une flèche,

                Au coeur de la France c'est un gué.

                     Sa rue des Puces très étroite,

                       Et son église Sainte-Marie,

                       Dans son écrin, une vigie,

             Du onzième siècle restée toute droite.

                En haut, Saint-Cerice la Chapelle,

                  Surnommée la petite Gleysette,

           Dessus les roches, telle une chevrette,

                Dans le ciel bleu, elle est si belle !

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               Écrit à Ahuy le 13 Novembre 2016

                           Ami Gilbert d'Ahuy.

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