02 mai 2017

Retour en Ardèche du Sud... - XVI - Balade en haut du Sampzon Avril 2016( Fin ) et petites poésies anciennes écrites en AFN.

 Coucou chers amis et amies de mon blog... LeChemindesétoilesdel'AmiGilbert ... voilà le retour de l'ami Gilbert parmi vous ! Et oui, les vacances en Ardèche cette année sont terminées... tout à une fin... en attendant les prochaines...j'espère ! Car, malgré un temps un peu moins beau que d'habitude, nous commençons à vraiment aimer ce joli coin de l'Ardèche du Sud, dans le Camping de Grand'Terre tout près de Ruoms, route d'Alès, au près des gorges de l'ardèche et sous le piton de Sampzon, falaises appelées les chaînettes... et, comme d'habitude, grâce à mon épouse qui occupait  nos trois petits- fils :  piscine, vélos, fitness, accro-branches et autres... j'ai pu de temps en temps, à nouveau, m'évader quelques matins, pour aller très rapidement finir de découvrir cette merveilleuse Région de l'Ardèche et un peu du Gard, tout proche... Quelques balades : le Pont du Diable à l'Est d'Aubenas et bien entendu, le beau village de caractère de Thuets situé juste au-dessus, route du Puy-en-Velay, et plus au Sud-Ouest, les autres beaux villages de Barjac et de Monclus vers les gorges de la Cèze... et enfin, la cascade du Sautadet de la Cèze, sous La Roque-sur-Cèze. Et, en famille, deux petites randos : à la journée, avec repas tiré du sac, au Bois de Païolive, que vous verrez cette fois plus précisément... une montée à pied en haut du Sampzon, avec un temps assez couvert et menaçant... qui ont donné des clichés tout à fait différents qu'en Avril 2016... dont certaines, ont des couleurs très étranges... le curseur de mon appareil photo, le Lumix de Panasonic... devait être décalé d'un cran ! Ce sera l'objet de ma prochaine parution : Petite rando en haut du Sampzon, Avril 2017 ! Au sujet du temps, ne nous plaignons pas tout de même, en 9 jours de séjour, deux nuits de pluie et une journée de grisailles et nuages menaçants... le reste du temps, soleil et grande douceur... aux environs de 20° ! c'est déjà pas si mal au Mois d'Avril, où il ne faut pas se découvrir d'un fil !

104021756_o[1]

104021689_o[1]

104021753_o[1]

104021762_o[1]

 Nous avons constaté que la floraison de ce petit village était bien plus précoce l'an dernier, à la même époque... car, les iris et les cytises n'étaient même pas en fleurs cette année, à fin Avril ! étonnant tout de même... d'après les gens du pays, par manque de pluie certainement ! J'espère pour eux qu'il font le plein en ce moment, car c'est une bonne sécheresse qu'ils subissent en ce moment en Ardèche du Sud... certaines cascades d'ailleurs, sont quasiment sèches ! et le niveau de l'ardèche est très bas...

104021766_o[1]

  Pour ceux ou celles que ça intéresse... en agrandissant la photo, vous pourrez situer certains villages et certains Massifs sur cette vue de l'Ouest de l'Ardèche du Sud... vue de Sampzon.

104021779_o[1]

104021784_o[1]

104021796_o[1]

104021827_o[1]

 Bien sûr ! nous avions 1 an de moins sur cette photo... mes petits jeunes ont bien grandi... et moi, je fais l'inverse, je pense ! avec l'âge...on se tasse un peu, paraît-il !

104021843_o[1]

                         Pour le plaisir  un iris jaune !

                                 --------------------

 Poésies anciennes peu connues, écrites vers 1900 en AFN :

                                 Le Coquillage,

 

                        Le petit coquillage rose

                   Que parmi les rocs, un matin,

                      J'ai trouvé sur le sable fin

                   Et qui sur un coussin repose,

            En ses flancs aux splendeurs nacrées

                     Garde fidèle ses sanglots

                 Et le murmure des grands flots

                  Qui baisent les grèves dorées...

                  Nos âmes, que le noir chagrin

                   Martèle de son poing d'airain

                    Et par ses griffes tenaillées,

                 Conservent ainsi dans leur sein

                   L'écho douloureux et lointain

                 Des peines qu'on croit oubliées !

                                    ----------        Écrit par louis Rebon vers 1900 en Algérie.

                              --------------------

                              Cent à l'heure !

   À propos de la Course célèbre de Gordon-Ben Ett...

 

         Penché sur son volant, le chauffeur anxieux,

           Maîtrisant sa machine, interroge la route :

    Elle est unie et libre ; aucun troupeau n'y broute ;

    Nul chariot n'y passe ; elle est à lui ! Tant mieux !

            Il laisse alors partir son moteur furieux

        Qui détonne avec rage et, joyeux, il l'écoute,

     Il le pousse, il le presse, et se raidit, s'arc-boute,

               Lancé, précipité, follement radieux !

         Il va... tel un bolide emporté dans l'espace,

        Tel un aigle fondant sur sa victime, il passe.

           Alors, hypnotisé par un charme effarant.

        Il se croit immobile et voit, dans son ivresse,

     Et la route, et les champs, et les arbres, courant

         Sur lui, courant, courant, affolés de vitesse !

                                    ----------

          Écrit pas S. Monod vers 1900 au Maroc ?

-------------------------------------------------------------------------

Posté par AmiGilbertAhuy à 18:58 - Commentaires [42] - Permalien [#]


07 mai 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - IV -

  Pour ceux ou celles qui découvrent mon petit monde virtuel... quitte à me répéter... : j'intercale cette Série sur mes écrits poétiques en ce moment, avec mes parutions normales sur mes voyages à Compostelle, diverses balades, randonnées, vacances ou autres sujets...etc. Pour m'obliger à mettre de l'ordre dans tous ces écrits de façon poétique, environ une soixantaine... dispersés dans un vieux classeur dans un désordre total ! J'ai d'abord commencé par les classer par dates de réalisation... heureusement que j'ai pris, dès le départ, ce réflexe de noter au bas les dates et lieux où je les ai écrits... et, en même temps... je les revois un peu et les corrige éventuellement, parfois même, je prends le plaisir de rajouter une ou plusieurs strophes... selon mon inspiration du moment !

 À ce sujet d'ailleurs, sur ce mot : Inspiration ! je viens de répondre à notre amie lointaine, Nicole des USA... dans un commentaire qu'elle vient tout juste de me mettre, dans l'Article précédent : Retour en Ardèche du Sud - XVI - ... que pour écrire des écrits de façon poétique... qu'il ne fallait surtout pas se forcer obstinément devant une feuille blanche, en choisissant un thème... ce serait une erreur ! et, on fait rien de bon dans ce cas-là ! Mieux vaut avoir un tout petit carnet dans une de ses poches et un bout de crayon noir possédant une petit gomme... car l'Inspiration peut vous surprendre à tout moment, dans n'importe quel endroit,  pour divers motifs : extase devant un beau spectacle, une superbe vision en arrivant en haut d'un haut sommet, beaux paysages, belles fleurs et autres... une forte émotion affective, y compris l'amour , une grande joie débordante, un bonheur sublime ou une détresse douloureuse d'un drame de la vie, une immense peine et grande souffrance, une séparation, une terrible solitude imposée... et bien d'autres sujets heureux ou tristes de la vie ! toujours dans des moments surprenants et parfois exaltants de notre vie. L'inspiration est souvent très curieuse, elle peut vous venir à des moments très surprenants, dans des moments inattendus, et, bien souvent... elle n'est là parfois que très brièvement ! Alors, il ne faut pas se laisser surprendre et se dire : je m'en rappellerai... que nenni ! si on ne note pas de suite,  immédiatement, vous avez 9 chances sur 10 d'oublier ! c'est d'ailleurs assez extraordinaire ! Il en est de même pour toutes créations... artistiques et autres... des fois, on en a envie, et d'autres fois, pas du tout ! Notre cerveau est très curieux dans ce domaine ! Je peux rester parfois des semaines, sans avoir l'Envie d'écrire ces textes écrits de façon poétiques... et par moments, ça déferle brusquement... on arrête plus son crayon ou sa plume... comme il disait autre fois ! Maintenant, pour certains, c'est le clavier qui chante! tout seul... Alors... voici la suite de mes écrits, du 13ème au 16ème... vous verrez que les thèmes sont totalement différents...c'est dû, je pense, à nos grandes émotions à certains moments de notre vie, et de notre Inspiration ! Lorsqu'elle est là !

P1180097 [1024x768]

                              --------------------

13 )           Sur le Chemin de Stevenson,

  Parti rejoindre l'Auvergne, des couleurs plein la tête,

      La coquille au chapeau j'allais le coeur en fête,

       Pour y trouver enfin, les teintes de ma palette,

    Dès les premières journées, ce fût couleur blette !

        En l'Automne 2009, sur ce très beau Chemin,

         Ma tente au bas du sac devait servir de gîte,

        Il ne me restait plus qu'à trouver un beau site,

         Pour passer douce nuit, jusqu'au petit matin...

Du vieux rose pâle blafard quand arrive l'aube naissante,

             Au beau jaune orangé au lever du soleil,

   Dans la brume matinale, qu'une triste teinte brun miel,

       N'ai eu que gris décembre à l'aurore frétillante !

    D'un vert profond anglais au fond de la campagne,

         Pour mes beaux bivouacs, l'humidité totale ;

          Pas de nuits étoilées, qu'une brume étale,

     Au triste brun Van Dyck en haut de la montagne...

 Tout n'était que terre d'ombre au lieu d'ocre lumineux,

    Qu'un vert de chrome foncé, je l'espérais plus clair,

  Que terre de Sienne si sombre, je rêvais couleur chair,

   Je voulais peu de choses, que d'être un peu heureux !

     Mais où étaient passés les beaux ciels bleus azur ?

        Du bleu teinte marine au beau bleu électrique,

     Que l'on voit souvent dans les déserts d'Afrique,

     D'un soleil blanc de neige dans le ton le plus pur !  Mais où sont les couchants avec leurs belles parures ?

 Dans ces brouillards gris pâle qui font un ciel si sombre,

       De ma triste déception, on ne voyait que l'ombre,

         Où ont-ils disparu pour teinter ces verdures ?

                                      ----------

   Pensé et griffonné lors de mon deuxième bivouac sous un

        crachin humide et froid, sur mon carnet de route... et

             finalisé à Ahuy le 12 Octobre 2009

                          Ami Gilbert d'Ahuy.

                              --------------------

P1180098 [1024x768]

              14 )    Le mineur de fond,

          En l'hommage d'un mineur de fond,

               Il le fallait, gagner sa croûte,

           Et aucun autre choix sans doute,

              Vivait là-bas dans un Coron.

           Perdre sa santé, risquer la mort,

      Dans les ténèbres, descendre au fond,

          Dans les galeries, tourner en rond,

                Pourtant, il se croyait fort !

                 De ses aïeux en héritage,

             Il avait froid, le corps meurtri,

                Son coeur battait endolori,

            Lui fallait beaucoup de courage !

       Faire vivre sa femme et gosses aimés,

             Vivant dans ces tristes Corons,

       Ces sales terrils noirs, seuls horizons,

             Dans cette boue vers les Cités...

              Chevalets et sirènes lugubres,

      Leur monde étaient sans rêves heureux,

             Déjà tout jeune, le ventre creux,

           Leurs vies étaient très insalubres.

          Notre mineur aux aubes blafardes,

      Chaque jour descend au bas des mines,

         Pour y pousser de vieilles berlines,

          Seulement vêtu de vieilles hardes.

         Sur des rails le long des bovettes,

           Sa vie pas chère face au grisou,

           Pense qu'il fait un métier de fou,

       Rêve aux potes restés aux buvettes...

           Pour tirer le charbon des terres,

              Viendra un jour la silicose,

                Mourir de la tuberculose,

             En avalant gaz et poussières...

                              Refrain :

           Drôle de musique de ma berline,

     Je pousse sans cesse dans la houillère,

             Gorge serrée par une lierre,

         Triste chanson qui me chagrine...

                             ----------

          Écrit à Ahuy le 18 Octobre 2009

    Après avoir relu : Germinal d'Émile Zola...

                   Ami Gilbert d'Ahuy.

                       --------------------

P1180099 [1024x768]

          15 )       Grand Sud tunisien,

 Sur cette belle terre d'Afrique longtemps bénie des dieux,

       Terres riches et très verdoyantes dans l'Antiquité,

         L'un des berceaux de l'humanité dans ces lieux,

        Malgré l'usure des siècles, il reste tant de beauté !        Dans des écrins grandioses de pics déchiquetés,

   Tout au fond des montagnes luisent ces joyaux perdus,

                 Il existe de belles perles, oasis appelés,

         Ne vivent par miracle que grâce à quelques rus...

      L'eau, belle source de vie, si rare dans cette contrée,

                Dans ces curieux oasis, là-bas est restée,

             Tous ceux de Chebika, Tamerza, belle Midès,

                 Tozeur, Nefta, Douz et la martime Gabès...

                   De la palmeraie de Douz et sa datte fine,

                   La méharée partie du Sud de Tataouine,

         Arrive soleil couchant dans un rouge flamboiement,

                  Pour laisser la place à un noir firmament.

               Ils ont gardés au fond de leurs yeux délavés,

                 Une superbe vision du lieu où ils sont nés ;

      Du nom de Ksour, perdus dans des zones désertiques,

       Ksar Ghilane, El Ferch, Ez-Zahra aux noms magiques.

        Les Ksour dans ces grands déserts, villages fortifiés,

             De l'Afrique du Nord, qui sont restés momifiés ;

             Dans le Sud tunisien, greniers nommés ghorfas,

             Où il est bon de faire des siestes sur des sofas !

  Que j'aime ce grand Sud magique pour ces belles lumières,

         Les Chott El Jerid, Fadjaj, Gharsa...elles sont fières,

              Illuminent les montagnes, les gorges et Oasis,

            Dans ce grand Théâtre, on se lève et on dit : Bis !

                                           ----------

         Écrit au Club Oasis Marine à Zarzis ( Sud-tunisien )

                               le 12 Novembre 2009

                                  Ami Gilbert d'Ahuy.

                                     --------------------

P1180100 [1024x768]

         16 )     Lever de soleil dans le Sud tunisien,

              Dans l'aube naissante, tout près de Zarzis,

                    Une mer d'huile proche des Oasis,

                   À l'est, l'horizon se teinte de mauves,

             Arrivent ensuite toutes les couleurs fauves...

                    Le Roi soleil se lève, disque rouge,

                 De sa chaleur, l'air ambiant se bouge,

                   Sur les flots, dessine un rayon d'or,

                 De sa splendeur, fier comme un ténor !

               Dans cette heure matinale tout est calme,

                      Sur la mer tout est luminescent,

                 Où ondule des tons phosphorescents,

                 Sur des flots, vogue une vieille palme...

                        Le fils du désert a une pensée,

                     Sur les vagues de la mer envolée...

                       Des ondines et dauphins portée...

                          Sur la si belle Méditerranée.

                    Sur la plage déserte les ors dorés,

                       Des rayons lumineux orangés,

                    Sur les beaux sables fins délavés,

             Et sur les branches des palmiers penchés.

               La mer vert bleuté aux vagues ocrées,

           Se perd au large dans des teintes nacrées,

                L'esprit s'évade devant cette beauté,

               Et l'on pense que c'est bien d'être né !

                                          ----------

Écrit au Club de l'Oasis Marine près de Zarzis (Sud tunisien)

                             Le 15 Novembre 2009

                                Ami Gilbert d'Ahuy.

P1180106 [1024x768]

---------------------------------------------------------

Posté par AmiGilbertAhuy à 22:31 - Commentaires [40] - Permalien [#]