07 mai 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - IV -

  Pour ceux ou celles qui découvrent mon petit monde virtuel... quitte à me répéter... : j'intercale cette Série sur mes écrits poétiques en ce moment, avec mes parutions normales sur mes voyages à Compostelle, diverses balades, randonnées, vacances ou autres sujets...etc. Pour m'obliger à mettre de l'ordre dans tous ces écrits de façon poétique, environ une soixantaine... dispersés dans un vieux classeur dans un désordre total ! J'ai d'abord commencé par les classer par dates de réalisation... heureusement que j'ai pris, dès le départ, ce réflexe de noter au bas les dates et lieux où je les ai écrits... et, en même temps... je les revois un peu et les corrige éventuellement, parfois même, je prends le plaisir de rajouter une ou plusieurs strophes... selon mon inspiration du moment !

 À ce sujet d'ailleurs, sur ce mot : Inspiration ! je viens de répondre à notre amie lointaine, Nicole des USA... dans un commentaire qu'elle vient tout juste de me mettre, dans l'Article précédent : Retour en Ardèche du Sud - XVI - ... que pour écrire des écrits de façon poétique... qu'il ne fallait surtout pas se forcer obstinément devant une feuille blanche, en choisissant un thème... ce serait une erreur ! et, on fait rien de bon dans ce cas-là ! Mieux vaut avoir un tout petit carnet dans une de ses poches et un bout de crayon noir possédant une petit gomme... car l'Inspiration peut vous surprendre à tout moment, dans n'importe quel endroit,  pour divers motifs : extase devant un beau spectacle, une superbe vision en arrivant en haut d'un haut sommet, beaux paysages, belles fleurs et autres... une forte émotion affective, y compris l'amour , une grande joie débordante, un bonheur sublime ou une détresse douloureuse d'un drame de la vie, une immense peine et grande souffrance, une séparation, une terrible solitude imposée... et bien d'autres sujets heureux ou tristes de la vie ! toujours dans des moments surprenants et parfois exaltants de notre vie. L'inspiration est souvent très curieuse, elle peut vous venir à des moments très surprenants, dans des moments inattendus, et, bien souvent... elle n'est là parfois que très brièvement ! Alors, il ne faut pas se laisser surprendre et se dire : je m'en rappellerai... que nenni ! si on ne note pas de suite,  immédiatement, vous avez 9 chances sur 10 d'oublier ! c'est d'ailleurs assez extraordinaire ! Il en est de même pour toutes créations... artistiques et autres... des fois, on en a envie, et d'autres fois, pas du tout ! Notre cerveau est très curieux dans ce domaine ! Je peux rester parfois des semaines, sans avoir l'Envie d'écrire ces textes écrits de façon poétiques... et par moments, ça déferle brusquement... on arrête plus son crayon ou sa plume... comme il disait autre fois ! Maintenant, pour certains, c'est le clavier qui chante! tout seul... Alors... voici la suite de mes écrits, du 13ème au 16ème... vous verrez que les thèmes sont totalement différents...c'est dû, je pense, à nos grandes émotions à certains moments de notre vie, et de notre Inspiration ! Lorsqu'elle est là !

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13 )           Sur le Chemin de Stevenson,

  Parti rejoindre l'Auvergne, des couleurs plein la tête,

      La coquille au chapeau j'allais le coeur en fête,

       Pour y trouver enfin, les teintes de ma palette,

    Dès les premières journées, ce fût couleur blette !

        En l'Automne 2009, sur ce très beau Chemin,

         Ma tente au bas du sac devait servir de gîte,

        Il ne me restait plus qu'à trouver un beau site,

         Pour passer douce nuit, jusqu'au petit matin...

Du vieux rose pâle blafard quand arrive l'aube naissante,

             Au beau jaune orangé au lever du soleil,

   Dans la brume matinale, qu'une triste teinte brun miel,

       N'ai eu que gris décembre à l'aurore frétillante !

    D'un vert profond anglais au fond de la campagne,

         Pour mes beaux bivouacs, l'humidité totale ;

          Pas de nuits étoilées, qu'une brume étale,

     Au triste brun Van Dyck en haut de la montagne...

 Tout n'était que terre d'ombre au lieu d'ocre lumineux,

    Qu'un vert de chrome foncé, je l'espérais plus clair,

  Que terre de Sienne si sombre, je rêvais couleur chair,

   Je voulais peu de choses, que d'être un peu heureux !

     Mais où étaient passés les beaux ciels bleus azur ?

        Du bleu teinte marine au beau bleu électrique,

     Que l'on voit souvent dans les déserts d'Afrique,

     D'un soleil blanc de neige dans le ton le plus pur !  Mais où sont les couchants avec leurs belles parures ?

 Dans ces brouillards gris pâle qui font un ciel si sombre,

       De ma triste déception, on ne voyait que l'ombre,

         Où ont-ils disparu pour teinter ces verdures ?

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   Pensé et griffonné lors de mon deuxième bivouac sous un

        crachin humide et froid, sur mon carnet de route... et

             finalisé à Ahuy le 12 Octobre 2009

                          Ami Gilbert d'Ahuy.

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              14 )    Le mineur de fond,

          En l'hommage d'un mineur de fond,

               Il le fallait, gagner sa croûte,

           Et aucun autre choix sans doute,

              Vivait là-bas dans un Coron.

           Perdre sa santé, risquer la mort,

      Dans les ténèbres, descendre au fond,

          Dans les galeries, tourner en rond,

                Pourtant, il se croyait fort !

                 De ses aïeux en héritage,

             Il avait froid, le corps meurtri,

                Son coeur battait endolori,

            Lui fallait beaucoup de courage !

       Faire vivre sa femme et gosses aimés,

             Vivant dans ces tristes Corons,

       Ces sales terrils noirs, seuls horizons,

             Dans cette boue vers les Cités...

              Chevalets et sirènes lugubres,

      Leur monde étaient sans rêves heureux,

             Déjà tout jeune, le ventre creux,

           Leurs vies étaient très insalubres.

          Notre mineur aux aubes blafardes,

      Chaque jour descend au bas des mines,

         Pour y pousser de vieilles berlines,

          Seulement vêtu de vieilles hardes.

         Sur des rails le long des bovettes,

           Sa vie pas chère face au grisou,

           Pense qu'il fait un métier de fou,

       Rêve aux potes restés aux buvettes...

           Pour tirer le charbon des terres,

              Viendra un jour la silicose,

                Mourir de la tuberculose,

             En avalant gaz et poussières...

                              Refrain :

           Drôle de musique de ma berline,

     Je pousse sans cesse dans la houillère,

             Gorge serrée par une lierre,

         Triste chanson qui me chagrine...

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          Écrit à Ahuy le 18 Octobre 2009

    Après avoir relu : Germinal d'Émile Zola...

                   Ami Gilbert d'Ahuy.

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          15 )       Grand Sud tunisien,

 Sur cette belle terre d'Afrique longtemps bénie des dieux,

       Terres riches et très verdoyantes dans l'Antiquité,

         L'un des berceaux de l'humanité dans ces lieux,

        Malgré l'usure des siècles, il reste tant de beauté !        Dans des écrins grandioses de pics déchiquetés,

   Tout au fond des montagnes luisent ces joyaux perdus,

                 Il existe de belles perles, oasis appelés,

         Ne vivent par miracle que grâce à quelques rus...

      L'eau, belle source de vie, si rare dans cette contrée,

                Dans ces curieux oasis, là-bas est restée,

             Tous ceux de Chebika, Tamerza, belle Midès,

                 Tozeur, Nefta, Douz et la martime Gabès...

                   De la palmeraie de Douz et sa datte fine,

                   La méharée partie du Sud de Tataouine,

         Arrive soleil couchant dans un rouge flamboiement,

                  Pour laisser la place à un noir firmament.

               Ils ont gardés au fond de leurs yeux délavés,

                 Une superbe vision du lieu où ils sont nés ;

      Du nom de Ksour, perdus dans des zones désertiques,

       Ksar Ghilane, El Ferch, Ez-Zahra aux noms magiques.

        Les Ksour dans ces grands déserts, villages fortifiés,

             De l'Afrique du Nord, qui sont restés momifiés ;

             Dans le Sud tunisien, greniers nommés ghorfas,

             Où il est bon de faire des siestes sur des sofas !

  Que j'aime ce grand Sud magique pour ces belles lumières,

         Les Chott El Jerid, Fadjaj, Gharsa...elles sont fières,

              Illuminent les montagnes, les gorges et Oasis,

            Dans ce grand Théâtre, on se lève et on dit : Bis !

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         Écrit au Club Oasis Marine à Zarzis ( Sud-tunisien )

                               le 12 Novembre 2009

                                  Ami Gilbert d'Ahuy.

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         16 )     Lever de soleil dans le Sud tunisien,

              Dans l'aube naissante, tout près de Zarzis,

                    Une mer d'huile proche des Oasis,

                   À l'est, l'horizon se teinte de mauves,

             Arrivent ensuite toutes les couleurs fauves...

                    Le Roi soleil se lève, disque rouge,

                 De sa chaleur, l'air ambiant se bouge,

                   Sur les flots, dessine un rayon d'or,

                 De sa splendeur, fier comme un ténor !

               Dans cette heure matinale tout est calme,

                      Sur la mer tout est luminescent,

                 Où ondule des tons phosphorescents,

                 Sur des flots, vogue une vieille palme...

                        Le fils du désert a une pensée,

                     Sur les vagues de la mer envolée...

                       Des ondines et dauphins portée...

                          Sur la si belle Méditerranée.

                    Sur la plage déserte les ors dorés,

                       Des rayons lumineux orangés,

                    Sur les beaux sables fins délavés,

             Et sur les branches des palmiers penchés.

               La mer vert bleuté aux vagues ocrées,

           Se perd au large dans des teintes nacrées,

                L'esprit s'évade devant cette beauté,

               Et l'on pense que c'est bien d'être né !

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Écrit au Club de l'Oasis Marine près de Zarzis (Sud tunisien)

                             Le 15 Novembre 2009

                                Ami Gilbert d'Ahuy.

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