13 février 2017

Retour en Ardèche du Sud... - VIII - Petite balade dans le Bois de Païolive - et : Tempête d'Océanique -

Le Bois de Païolive en Ardèche du Sud :

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 Aujourd'hui je vous propose une toute petite balade dans le Bois de Païolive en Ardèche du Sud, que certains ou certaines d'entre-vous connaissent... si non... ce magnifique coin vaut vraiment un petit détour, si un jour vous êtes en balade dans cette très jolie Région... à visiter hors saison bien-sûr ! surtout au début du Printemps...

 Où se trouve ce fameux Bois de Païolive ? C'est très simple à trouver : depuis Aubenas, en prenant la direction du Sud-Ouest, prendre d'abord la D 104... c'est toujours tout droit, et dès que vous avez passé Joyeuse, où une petite visite s'impose dans le vieux village, en arrivant à Notre-Dame-de-Bon-Secours, prendre la petite départementale D104 A, toujours direction du Sud-Ouest ...puis rejoindre Chassagnes et la D90 1 ... vous arriverez dans le Bois de Païolive, qui se trouve au-dessus des Gorges de Chassezac, et au-dessus de Berrias-et-Casteljau, où coule le Granzon.

 Quand je suis entré dans ce fameux Bois de Païolive... il était 11h20... je n'avais guère le temps de le faire en entier, je me suis contenté d'une petite balade très rapide, pour aller, au moins, jusqu'au point de vue au-dessus des gorges. Il y avait très peu de personnes, je me suis trouvé très vite tout seul dans ce bois, et j'ai eu dès le départ comme une étrange sensation en voyant ces curieuses roches posées là, en ne sait comment, par quel mystère,  et avec des drôles de formes, comme si une méchante fée, avait dans sa colère, figé tous les êtres de ce bois en statue de pierre ! je me suis imaginé arrivant dans ce bois étrange, en fin de jour, au soleil couchant qui allonge les ombres, en imaginant quelques fantômes... cela doit être encore plus mystérieux comme sensations ! Et curieusement, on vient de me prêter le dernier livre de notre ami Sylvain Tesson, le marcheur écrivain... j'ai donc relevé quelques lignes de ce nouvel écrit, c'est un livre qui me plaît beaucoup... car le défi de Sylvain est à nouveau à la hauteur de son formidable courage et sa volonté de fer ! car il venait à peine de se relever de très longs soins, après un terrible accident du haut d'un chalet en montagne, donc, étant encore très handicapé pour ce lancer dans ce formidable défi  assez particulier : 

Marcher sur les chemins noirs permettait la découverte d'un pays mêmement illégal et irréel. Illégal parce qu'on rencontrait des types bizarres - des errants, des romanos, quelques gueules paysannes et des mecs encore un peu sauvages qui usaient d'une langue singulière et acceptaient d'entendre tout. Irréel parce ce que les fantômes y croisaient. Les fantôme ce soir-là reposaient dans la forêt de Païolive que j'atteignis par un plateau karstique où des nuées de moucherons formaient des cumulus de protéines au-dessus des herbes. Un chaos de blocs de calcaire peuplait la forêt au-dessus du Chassezac dont le cours sinuait entre deux falaises rongées de grottes. Les blocs, hauts de cinq mètres, se dressaient dans une défense de buis. Le soleil faisait luire les roches. Un esprit porté à la songerie aurait vu dans ce troupeau un peuple soudainement pétrifié alors qu'il était en train de gagner le rebord de la falaise pour s'y jeter....

Voilà... si vous voulez connaître la suite... voici les références de ce petit livre très sympa qui se lit facilement, publié aux Éditions Gallimard : Sur les Chemins noirs de Sylvain Tesson - code ISBN : 978-2-07-014637--6

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La  D 104 qui descend vers le Sud-Ouest depuis Aubenas, est bien visible en rouge...et on voit bien le Bois de Païolive tout en bas à gauche, que j'ai passé au feutre jaune... bien sûr, vous pouvez aussi y arriver depuis Ruoms, en descendant la D 111, puis en arrivant sur la D 104, la remonter un peu vers le nord et accéder au Bois de Païolive en passant par Les Borrels par la D 252.

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Un petit Restaurant qui me paraissait bien sympathique... on verra pour une autre fois !

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Là vous avez une petite idée des emplacements des roches les plus curieuses... avec les points de vue... qu'il me faudra aller revoir de plus près... une autre fois !

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Le peu que j'ai vu dans ce Bois... m'a vraiment enchanté !

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Voilà pour aujourd'hui... on attendra ma prochaine parution pour voir le reste...

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Notre amie Océanique, grande marcheuse aussi et poète à ses heures... qui vient de me laisser cette poésie, dans un commentaire sous mon dernier article du 7 Février ( dont vous aurez son lien en cliquant sur son icône ) : Article : Tempête sur le Phare Foz do Douro. J'avais eu l'envie et  l'intention d'écrire quelques strophes sur les tempêtes en bord de mer... mais, l'inspiration n'est pas venue assez vite et, j'étais plongé dans la vague géante écrasant le phare... difficile de faire 2 choses à la fois... mais, notre amie poète Océanique l'a fait pour moi et  certainement mieux que moi... j'ai trouvé certaines strophes et certains vers superbement écrits !

                            Tempête !

               Soudain le silence se fit

           Les oreilles du chat frémirent

       Les oiseaux aux nids se blottirent

          Seul l'homme était sans souci.

               Le vent dans la ramure

                Devint alors pressant

                 Devint alors violent

                Bousculant la Nature.

           Au loin au bord de l'Océan

        Déferlaient les vagues en folie

           À l'assaut telles des furies

     Drossaient barques et gréements.

          Déchaînement de violence

    Les arbres se pliaient sous le joug.

      Les toitures comme des joujoux

     S'envolaient, prisent de démence.

     Les rivières sortaient de leurs lits

      Envahissant ceux des humains.

    Les lamentations fusaient en vain

   Aux cieux, sans cesse et sans répit.

         La tempête sans état d'âme

   Continuaient sa route de désolation

        Sans rimes et sans raisons

       Semant désastres et drames.

    Le calme s'abattait sur la nature

          Le chat errait désemparé

  Les oiseaux n'osaient plus chanter

Les hommes pansaient leurs blessures...

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     Écrit de notre amie Océanique.

       Que je remercie au passage...

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Posté par AmiGilbertAhuy à 17:13 - Commentaires [59] - Permalien [#]