Et nous voilà reparti dans la Vallouise en Hautes-Alpes...près de Briançon... pour une nouvelle aventure à pied ! cette fois, ce sera une petite balade , assez accidentée tout de même, car, vu que le temps en ce 1er Juin 2017 étant assez menaçant en ce début de journée, le programme a donc été changé ! En effet, de gros nuages noirs et menaçants s'accumulent vers la Barre des Écrins, de ce fait, il est plus prudent de ne pas se lancer dans une haute ascension aujourd'hui, notre ami Jacques avait prévu de rejoindre le hameau pastoral de Chambran à 1719 m, où il y a un grand parking pour garer les véhicules et pour monter à pied jusqu'au Lac d'Echauda. Ce hameau se trouvant à quelques kilomètres du village de Vallouise. Il faut suivre la route qui mène au village de Pelvoux, et après le hameau de Sarret, on tourne à droite en direction de l'Echauda ( panneau à droite de la route ). Puis, suivre une toute petite route très étroite et très tortueuse qui vous mènera au Parking du Hameau de Chambran. Au fait, savez-vous qu'elle est la différence entre un Village et un Hameau ? : Le Hameau n'a pas d'église ( Parfois une petite chapelle ). 

Du coup, vu que cela sentait fortement l'arrivée des orages, notre ami Jacques a continué de rouler 4 km après Pelvoux, où se trouve un petit parking juste avant un tunnel dans la roche... où de là, une fois garé, on c'est équipé, sac sur le dos, bâtons en main et fleur au chapeau ! Nous avons tout de suite attaqué un chemin montant brusquement, à flanc de montagne, chemin très caillouteux... ( certains n'aiment pas ! Sic ! ), mais balisé quand même, menant vers le hameau de Chambran en 1h30 ! Uniquement pour le plaisir...hihihi ! une petite balade botanique ! passion de notre ami Jacques ! mais balade très sportive quand même ! ça grimpe dur au travers d'une petite forêt très...touffue ! la jungle ! de Bornéo ! et quand même quelques jolies plantes et fleurs ! il paraît, qu'il aurait été préférable de faire ce chemin vers le 20 Juin, pour plus de floraison ! Avec bien entendu...retour immédiat vers le bas, dès les premiers roulements de tonnerre ! Bof ! Nous verrons bien... inch Allah ! 

Et, je le marque en rouge... : Grosss problem chez Canalblog ! Impossible de faire paraître les photos vers le bas... c'est comme l'écriture orientale : c'est à l'envers ! Bof ! Alors, c'est comme le Tiercé... dans l'ordre ou le désordre  ! Eh ben ! j'ai pas eu de chance aujourd'hui... toutes mes photos sont dans le désordre ! la photo ci-dessous, de ce beau Phyteuma spicatum... c'est la fin de ce premier épisode de la balade vers le Chambran ! 

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1  -- Un Phyteuma spicatum ?

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2 -- ??? Dans mes souvenirs, serait-ce la Phalangère rameuse ? 

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3 -- Un framboisier bien sûr !

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4 -- Crépis Aurea ? 

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5 -- N'ayant pas retrouvé mes notes...alors, si vous connaissez, je prends ! j'aurais dis :

Gagéa lutéa ...mais pas sûr !

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En fait, on repart à l'envers ! comme vous pouvez le constater, le chemin commence de grimper sec dès le départ !

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Bon ! C'est nouveau... chez Canalblog... impossible de mettre un texte avant les photos et chaque fois que je veux en imprimer une...elle se met systématiquent dessus ! Décidément, on s'absente un peu, et hop... un nouveau problème arrive avec nos blogs ! tant pis, je laisse mon texte en dessous... on va continuer de charger des photos ! 

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6 -- Bon ! ça repart vers le bas... merci Canalblog ! Toujours Crepis aurea ? et ben non... mes photos suivantes repartent vers le haut ! C'est n'importe quoi aujourd'hui ! 

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Les départs !

Haute forêt des mâts, jaillie hors des bassins,

Navires longs-courriers, yachts aux grêles agrès,

Voile de barque au loin qui se gonfle au vent frais,

Vagues s'enflant comme des seins...

Paquebots en partance et dont le pont trépide,

Où s'éffarent soudain les bruits et les couleurs...

Sanglots de flots, sanglots de gens, départs et pleurs,

Et l'heure qui passe, rapide...

Oh ! comme on souffre sans rien dire, dans l'étreinte,

Dans le dernier baiser des bouches réunies,

Malgré qu'un peu d'espoir veuille calmer la crainte

Que l'on a des choses finies !

Partir... et dénouer la chaîne des bras blancs,

Partir... et laisser là, bien humbles et tremblants,

Les désirs à genoux devant sa lâcheté,

Comme si rien n'avait été.

Ne pas sentir l'appel des seins gonflés de peine

Au creux desquels jadis on a posé le front

Et vers les yeux qui, jamais plus, ne nous verront,

N'oser lever ses yeux qu'à peine.

Et sa petite main se tient là, dans la vôtre,

Comme un oiseau captif encore et l'on sait bien

Que déjà l'Océan est entre l'un et l'autre,

Hélas ! et que l'on y peut rien.

Elle ne parle pas... Les voix désespérées,

Les grands cris d'agonie ou de folle insolence,

Qui passent à travers les lèvres égarées,

Tout cela gronde en son silence.

Et l'on s'en va pourtant... Déjà les passerelles

Glissent avec un bruit de machine sinistre.

Entre nous, même plus ces quelques planches frêles ;

Un Adieu monte du coeur triste.

Le ciel est bleu. Le ciel fait preuve de beaux zèles.

Mais, l'oeil indifférent aux beautés du décor,

On cherche à voir l'oiseau d'espoir qui bat des ailes,

Le mouchoir qu'elle agite encore.

Eût-il mieux valu ne jamais se connaître,

Eût-il mieux valu ne jamais se quitter ?

On ne sait... mais tout seul, ainsi qu'un chien sans maître,

On se cache... pour sangloter ! 

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Écrit par Georges TIS en 1905 en AFN

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Cette poésie m'a toujours rappelé mes nombreuses traversées d'Afrique du Nord à la Métropole, dans tous ces ports... d'Oran, d'Alger, de Tunis et de Marseille... sur les paquebots : Ville d'Oran, Ville d'Alger, ville de Tunis, Sidi Ferruch et autres bateaux oubliés... avec parfois des tempêtes inoubliables...qui nous faisaient oublier nos chagrins... de laisser à nouveau des amis, copains et copines, que je n'ai plus revus ensuite ! Ainsi se passa ma jeunesse entre ces deux rives de la Méditerrannée ! 

Ami Gilbert d'Ahuy

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