Après être passé à la Cidrerie Le Kerné de Pouldrezic et fait nos achats... vu que le temps restait très brumeux et humide... on décide de descendre dans le Pays Bigouden à l'aventure... c'est pour cela que j'ai pris au hasard de quelques arrêts, quelques clichés en passant. Du coup, pour certains clichés, je n'ai absolument rien notés... je ne pourrais donc pas vous donner les noms des endroits que j'ai pris en photo. Nous avons donc descendu la D2 en passant à Plonéour-Lanvern, Pont-L'Abbé, Loctudy où nous avons fait une petite balade dans le port, puis on a pris la D44 pour passer à Bénodet et après La Forêt-Fouesnant, la D783 pour rejoindre le port de Concarneau, où nous avons fait une plus grande visite et pris notre repas, pour finir notre balade du jour à Pont-Aven. 

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 Le Pays Bigouden qui s'appelait autrefois le Cap Caval, est la Région du Sud-Ouest du Finistère, il fait partie du Massif Armoricain, la limite Nord à Pors Poulhan, où une statue représente une Bigoudine avec sa grande coiffe qui annonce : Ama echu Bro Bigouden ( Ici finit le Pays Bigouden ) Il jouxte au Nord-Ouest avec le Pays Penn Sardin et au Nord-Est, avec le Pays Glazik.

Le Pays Bigouden est assez célèbre pour les coiffures que portaient autrefois ses habitantes et cela jusqu'au milieu du XXème siècle, que l'on voit parfois dans certaines pub... et dans des festivités locales de cette belle Région. Le Bigouden est la coiffe de linon ou de coton dont les paysannes de Pont L'Abbé recouvrent leur serre-tête brodée de soie...et autres particularités de cette Région ce sont les broderies sur les costumes masculins. Le Pays Bigouden, c'est aussi le pays des bals du Samedi soir ou du Dimanche.

Les localités du Pays Bigouden sont répertoriées en 3 cantons :

Canton de Guilvinec : Le Guilvinec, Trefiagat, Loctudy, Penmarch et Plobannalec-Lesconils.

Canton de Pont-L'Abbé : Combrit-Sainte-Marine, île -Tudy, Plomeur, Pont-L'Abbé, Saint-Jean-Trolimon, Tréguennec etTréméoc. 

Canton de Plogastel-Saint-Germain : Landudec, Penmerit, Plogastel-Saint-Germain, Plovan,Plozévet, Plonéour-Lanvern, Pouldreuzic et Tréogat.

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Je pense que cet endroit c'est entre Pont-L'Abbé et Loctudy

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Pas de doute...là, on est bien à Loctudy !

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Vous remarquerez que là aussi, ces plantes plutôt méditerranéennes...ont l'air de s'être bien acclimatées à ce climat très doux et océanique...

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Voilà pour aujourd'hui... la prochaine fois on ira à Concarneau où j'ai pris bien plus de photos, vu que nous y avons passé un bon moment à nous balader et fait notre arrêt repas dans l'adorable Bar-Restaurant : Le Chalut, vers le port...

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Anciennes poésies d'AFN

 

Un Poète disparu : Pierre Rouby

Le Docteur Pierre Rouby est né à Dole du Jura en 1872 ; il était le fils du Directeur de la Maison de santé de Saint-Eugène. Comme il était d'une santé délicate, son père vint habiter Alger, espérant que le climat l'aiderait  à le sauver. Il n'en fut rien ; depuis de longues années, le pauvre malade ne tenait la vie que par un fil et c'est sur son lit de douleur qu'il a composé les oeuvres délicates dont il reste cette trace.

Ce poète était un passionné d'amour, on le comprendra en lisant ses vers, mais pour expliquer les deux sentiments d'amour passionné et d'amour tendre qui font vibrer sa poésie, il faut savoir qu'à vingt ans, il donna son coeur à une actrice qui le rendit heureux et le tortura tout à la fois, et que, plus tard, très malade déjà, il aima d'un amour idéal une aimable jeune fille, qui, pleine de tendre pitié, lui laissa croire qu'il guérirait et qu'un jour, ils pourraient s'unir. Il mourut peu de temps après, en souriant, tenant à la main la dernière lettre de sa fiancée au mois de Janvier 1905.

Comme quoi nos poésies ou nos écrits de façon poétique peuvent nous survivre et réapparaître plus d'un Siècle après !

Tout cela se dit 

Si je devenais messager d'amour,

Pour aller vers toi, je prendrais des ailes ;

Je pourrais planer comme le vautour,

Traverser les mers comme l'hirondelle.

Tu m'as répondu : << Tra la la la la ! >>

Tu m'as répondu, dans un frais sourire : 

<< Tout cela se dit et ne se fait pas ; >>

<< Tais-toi, tu veux rire. >>

Si je devenais poète d'amour,

Je saurais chanter ta beauté cruelle ;

Je dirais ton charme, mais combien toujours

Aux serments hélas ! tu fus infidèle.

Tu m'as répondu : << Tra la la la la ! >>

Tu m'as répondu, secouant la tête,

<< Tout cela se dit, mais ne se fait pas ; >>

<< Tais-toi; c'est trop bête. >>

Si je devenais violoneux d'amour,

Je jouerais le soir, près de ta fenêtre.

Pour mieux m'écouter, peut-être qu'un jour

Tu me l'ouvrirais ; ce n'est qu'un peut-être !

Tu m'as répondu : << Tra la la la la ! >>

Me fermant au nez ta fenêtre verte :

<< Tout cela se fait, mais ne se dit pas... >>

<< La porte est ouverte. >>

Pourtant si j'étais ton unique amour,

De tes rêves d'or si j'étais le thème,

En te réveillant, au lieu d'un bonjour,

Dans un long baiser, tu dirais : << Je t'aime ! >>

Tu m'as répondu : << Tra la la la la ! >>

Tu m'as répondu, souriante encore :

<< Tout cela se pense et ne se dit pas ; >>

<< Tais-toi, je t'adore ! >>

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Écrit en AFN en 1904 par Pierre Rouby.

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