17 février 2021

Retour à La Rosière, en Février 2018 - II -

24 

Ci-dessus, le Mont Pourri au lever du soleil...et on aperçoit en face la Station des Arcs.

Tout d'abord, pour continuer cette série et pour répondre à notre amie Francine qui nous fait de superbes reportages photos sur Paris...et d'ailleurs... pour cette passion que j'ai pour le ski Alpin. Lorsque je vivais à Tlemcen dans mon adolescence... on avait un Massif rocheux avec de belles falaises juste au-dessus de la ville... et souvent, en solitaire, je montais... en évitant de me faire voir, en était en plein milieu des évènements, pour en faire l'escalade en varappe... sans aucuns équipements...à cette époque là, je grimpais partout, comme une chèvre... que me disait ma mère, ces ascensions me procuraient de sacrés coups d'adrénaline lors de ces aventures quand même assez risquées... Mais, une fois au-dessus, je me dressais, tel un tribun romain, sur les sommets et j'admirais pendant des heures, le panorama de toute la ville de Tlemcen et des paysages en dessous des remparts...  jusqu'à la Méditerranée, que l'on voyait tout au fond à l'horizon... et, j'avais au fond de moi, comme une puissance et une jouissance énorme inexplicable ! Comme si je devenais un Roi du Monde ! Les vrais alpinistes doivent avoir ces sensations-là, sans aucuns doutes, quand ils arrivent sur leurs sommets... même si c'est de la conquête de l'inutile, difficile d'expliquer vraiment ce que l'on ressent dans ces moments-là.  J'avoue que j'étais quand même un peu casse-cou à cet âge-là ! Mais...ces petites aventures dangereuses ont forgé mon caractère et m'ont fait devenir adulte très tôt ! À 18 ans...je faisais mes 4 sauts en parachute, en pré-militaire, avec des parachutistes de la Légion étrangère... c'était d'ailleurs, l'ami Hans, un Lieutenant qui m'avait entraîné dans cette aventure, avec mon meilleur ami d'enfance... suite à une partie d'échecs que l'on faisait dans un Bar de Tlemcen ! C'était d'ailleurs un sacré joueur ce légionnaire... on n'avait jamais pu le battre !

Et, c'est lors de ces assencions, que je me suis pris à aimer la Montagne... j'ai su par mon père plus tard, que nos ancêtres,  des paysans qui vivaient sur les hauteurs de la Chaîne des Puys, il n'a pas pu me dire exactement où, mais près d'un village à 8 ou 900 mètres d'altitude ! Donc, c'est resté un peu dans mes gênes je pense ! Et, quand on a été rapatrié d'Algérie en Juin 1962... et, comme je travaillais pour l'Enseignement comme instructeur... j'étais donc toujours payé... en attendant une mutation... qui à mis des mois à venir, tous les lundis matins je devais me rendre dans un bureau, pour avoir des nouvelles...et pas le droit de travailler en attendant : C'est à Dijon, en Février 1963, qu'on m'a  m'a proposé d'aller rejoindre des bureaux à 12 km de Lille, il faisait un froid de canard... j'étais bien loin de mes chaleurs de Tlemcen ! Et loin de mes parents... du coup donc, je devais trouver à me loger et apprendre à me nourrir seul, je n'avais encore que 20 ans... j'avais donc démissionné, et comme je n'avais pas encore fait mon service militaire... les jeunes pieds-noirs, encore en Algérie, on n'était pas les bienvenus à ce moment-là dans l'Armée! C'est comme ça que je me suis retrouvé au 1er RCP à Pau, dans les parachutistes... au camp d'Idron... face à la chaîne des Pyrénées, dont les cimes étaient très tôt enneigées ! Et... que de crapahuts dans ce beau Massif, surtout vers le Col du Tourmalet et 4 mois dans le Pays Basque du côté de Bayonne, pour un stage de radio transmission ! J'ai été comblé, avec les Montagnes.  Et un Lundi matin à Toulouse...en me rendant au bureau de l'Académie, dans une vitrine d'un magasin de sports... il y avait une affiche qui proposait une journée de ski en Bus, que l'on prenait vers la Gare Matabiau... avec une petite formation de ski lors du trajet... c'est là que j'avais appris à faire du chasse-neige... ce que l'on apprend quand on est novice ! Et, j'ai fait ainsi, plusieurs stations de ski des Pyrénées, ce qui a fait naître en moi cette passion du ski alpin ! En ce temps-là, il n'y avait pas foule sur les pistes... très peu d'étrangers ! Et des forfaits très raisonnables ! Et, si javais une vie à refaire... je recommencerai sans aucun doute, tout comme mes Chemins de Compostelle ! 

Et c'est parti pour ce 2ème épisode... avec très peu de blablabla... j'en ai bien assez fait au début ! Ci-dessous, la vue est remarquable à cet endroit-là... vous pouvez voir le manque de neige quand on est arrivé ... mais, un froid horrible, poussé par une bise nordique... jusqu'au redoux quand la neige est arrivée, d'ailleurs les nuages commençaient d'arriver du Nord-Ouest !  

25 

 Au fond et à gauche... ma petite famille... on emmenait les jeunes aux cours de ski :

26

27

28 

Là... c'était l'endroit que je préférais, car c'était la pause repas casse-croûte au Fort de la Redoute au Col de la Traversette... où l'on avait une vue formidable sur le Mont-Blanc, le Mont Maudit, le Mont-blanc du Tacul, l'Aiguille du Midi, la Dent du Géant, les Grandes Jorasses, et de l'autre côté, l'Aiguille de Bionnassay, les Dômes de Miage, l'Aiguille des Glaciers etc. À cet endroit, on est à 2383 mètres ! 

29 

Sur le banc, au fond, notre fille aînée et notre gendre ont déjà attaqué le casse-croûte, j'amène une barquette de frites ! 

30 

Avec une vue pareille, sur le Mont-Maudit, pourquoi aller s'enfermer ? On est pas bien là ? 

31 

32

Vous voyez là...sur son sommet, ci-dessous... ce filet de nuages qui passent sur sa crête... c'est le signe évident  d'un changement de temps très rapide à venir ! Si vous voyez ça en Montagne en été, un jour... faites-vite demi-tour, et redescendez-vite vers le bas...c'est souvent signe d'orage. En Hiver, c'est la neige : Je le sais, je l'avais appris à l'armée, et, ça nous est arrivé une fois dans les Pyrénées, lors d'une rando... et, j'avais eu bien du mal à convaincre mes deux copains de rando, on cassait la croûte et on avait perdu du temps à plier bagages... du coup.... on se l'ait pris dans la descente... c'est pas marrant du tout, je peux vous le dire ! Et on a risqué gros... les éclairs ne sont pas passés bien loin de nous ! Et on a pris un déluge de grêlons ! 

33 

La preuve... au soleil couchant ça se couvre par le Nord-Ouest...

34

35

36

37

38

39

40

Et dans la nuit... elle est arrivée à gros flocons !

41

42 

Ci-dessous, c'est une photo exposée je ne sais plus où dans la station... un bonzaï naturel sur une paroi rocheuse ... vous pouvez toujours essayer de le déraciner...vous n'y arriverez jamais ! Faut qu'on m'explique comment ils font pour se nourrir ! 

43 

Et voilà le retour de La Rosière bien enneigée, comme on l'aime !

44

45

46

47

48

Fin de cet épisode, rendez-vous pour le prochain...si ça vous tente !

Ami Gilbert d'Ahuy

 ------------------------------------------------------------------

Posté par AmiGilbertAhuy à 19:42 - Commentaires [28] - Permalien [#]