23 février 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy.

 Avant de commencer cette nouvelle série un peu spéciale, que je vais intercaler entre mes parutions normales de balades, voyages ou visites de sites intéressants... je tiens à nouveau à prévenir mes abonnés et visiteurs habituels de mon blog... que pour cette série un peu spéciale, vous n'êtes pas tenus d'y laisser un commentaire. Par contre, je laisse quand même cette possibilité, car chacun est tout à fait libre de s'exprimer ! Surtout pour ceux ou celles qui ne passent ici que par hasard !

 L'explication est simple : depuis plusieurs années... souvent en recherchant des notes que j'ai laissées dans mes divers carnets de route... des vers ou des strophes entières qui me venaient à l'esprit tout en marchant sur de grands chemins, ou dans mes longues solitudes certains soirs dans des gîtes... je me suis mis peu à peu, après un premier essai dans l'adorable petit gîte de Borce, au pied des Pyrénées et avant l'étape du Somport... où, étant tout seul dans ce gîte, quand un orage est arrivé... pour m'occuper, j'ai d'abord mis un petit mot accompagné d'un dessin sur le livre d'or... et je me suis mis à écrire mon premier texte de façon poétique le 11 Juin 2005. Puis, 3 années se sont passées sur mes chemins de Compostelle, sans que j'ai l'idée de recommencer ! Ce n'est que lorsque je me suis engagé comme hospitalier dans le gîte de pèlerins de Baziège... qu'à nouveau dans mes solitudes, en attendant les pèlerins, que je me suis lancé cette fois dans ce genre d'écriture poétique, le 12 Avril 2009, suivi par bien d'autres ensuite... environ une soixantaine... Bien sûr, tous ces écrits sont à la hauteur de mes études un peu tourmentées, dans une jeunesse où mon père était appelé à déménager pratiquement toutes les 2 ou 3 années... jusqu'à mes 13 ans... où là, je suis retourné  en Afrique du Nord vers ma mère, qui vivait avec son nouveau mari et leurs enfants, à Tlemcen, la Perle du Magrheb...au tout début des événements, et jusqu'à l'Indépendance en Juin 1962 où l'on a été rapatriés en Métropole, avec nos valises en carton. La fin de ces études a été assez compliquée... nos enseignants de la Métropole n'avaient plus guère le coeur de continuer leur profession dans ce climat dangereux peu engageant ! Mais bon, ces écrits, je les ai tout d'abord créés pour mon plaisir personnel... et c'est mon ami pèlerin Michel D'Auzon Roch, qui m'avait invité de les partager dans un blog, lors de notre première rencontre dans un train de retour de Compostelle, tout comme toutes anecdotes et tous les topos de mes chemins de Compostelle.

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L'arrivée dans L'adorable petit Gîte de Borce le 11 Juin 2005...là où il y a le petit clocheton.

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             1) Le chemin des étoiles de l'ami Gilbert

                                 J'ai vu et revu

             Des paysages et des visages sans fins,

            Tout au long de ces immenses chemins,

             Sans jamais me lasser des lendemains ;

                     Avec d'inoubliables pèlerins,

        Qui repartent chaque jour vers leurs destins,

       En serrant fort leurs bourdons de leurs mains,

            Et sifflotant, heureux, d'anciens refrains...

              Pour vivre ces belles aventures enfin,

            Par monts et par vallées, l'esprit serein ;

            Aventure humaine née sous Constantin,

            Ces longues files de chemins chrétiens ;

            Marcheurs ressemblants à des baladins

          D'un autre temps, le long de ces chemins,

    Marchant vers Compostelle...voir Jacques le Saint.

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        Écrit dans le Gîte de Borce dans les Pyrénées

        Sous le Col du Somport qui mène en Aragon...

             Le 11 Juin 2005 -- Ami Gilbert d'Ahuy.

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Le petit mot accompagné d'un dessin avec ma petite coquille que j'ai reproduite un grand nombre de fois dans d'autres livres d'or. 21 Mai (Mayo) 2003... j'entrais pour la première fois à Compostelle.

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    2)  La Charte de l'hospitalier de Compostelle,

         Un hospitalier est avant tout un pèlerin,

            Qui a effectué un très long chemin,

    Vers Santiago de Compostelle plusieurs fois,

          En le faisant à pied avec toute sa foi !

        Dans l'esprit de fraternité et de partage,

 Pour des rencontres humaines quelque soit l'âge ;

    Avec ces merveilleux pèlerins venus du Monde,

  Qui se donnent tous la main pour faire une ronde.

          Il a le sens de l'accueil et le don de soi,

       À l'écoute des autres et l'oubli de son moi ;

     Avec le sourire, il présente ce havre de paix ;

      Va avec plaisir au devant de leurs souhaits.

      Dans le souci de l'autre, il gère ce petit lieu ;

        Avec fermeté et tact, sans vivre au milieu ;

   De ce petit monde passager, l'instant d'un soir,

 Aide certains, pour la suite de ce chemin de gloire.

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Écrit à Baziège le 12 Avril 2009. Ami Gilbert d'Ahuy

Un hospitalier est une personne dévouée, qui sur les chemins de Compostelle, s'engage pour une certaine période, à tenir un gîte ou Auberge de pèlerins, pour les accueillir de façon bénévole et avec toute son amitié. Une façon de rendre les accueils chaleureux qu'il a eu lors de ses grands voyages à Compostelle...

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                  3)   La Passion du Pèlerin,

   Oh ! Lumière éclatante, sur des chemins sans fin,

       Oh ! Chaleur écrasante, sous un ciel d'airain,

      Oh ! Solitude exaltante, d'un désert inhumain,

     Oh ! Plénitude de l'esprit, dans un corps serein.

      Que n'ai-je tant aimé ces chemins de pèlerins,

         Que ma vie finissante, je vis avec entrain,

    Que mon amour de ce Monde, j'aime tel un refrain,

 Que mes attentes soient comblées, l'Espagne demain.

          Tel Ulysse parti pour un voyage incertain,

      Tel Marco Polo, le Monde au creux de sa main,

 Tel Christophe Colomb qui cherchait les Indes en vain,

        Tel notre ami Sylvain *, dans un désert divin !

  Comme j'aime ces belles rencontres sans lendemains,

Comme j'aime cette vie d'aventures sur ces grands chemins,

      Comme j'aime cette Nature, moi le grand terrien,

   Comme j'aime ces beaux chemins qui n'ont aucune fin !

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     Écrit à Baziège le 14 Avril 2009 - Ami Gilbert d'Ahuy.

                         * Sylvain Tesson.

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    4 )  Va pèlerin...vers le Chemins des étoiles ***

 Va pèlerin, comme beaucoup d'humains, suis ton grand chemin, le chemin de ta vie, le coeur léger et avec sérénité. Oublie tes pensées négatives, tes fantasmes et tes rêves perverses ! Fais le vide intérieur et tes prières seront strictement personnelles, en remerciant le Créateur Universel de t'avoir fait exister, même si la vie est parfois bien cruelle, en remerciant Dame Nature pour avoir créé tant de beautés qui enchantent ta vie...

 Aime ses couleurs et toutes ses odeurs que tu respires avec joie et qui vient purifier tout ton corps, pour le rendre encore bien plus beau. Et ce n'est que dans de grandes solitudes que tu iras dans une grand spiritualité intérieure, non pas que religieuse, comme certains pourraient le croire et le penser, spiritualité de notre pensée personnelle, pour y trouver une certaine philosophie, ainsi qu'une plus grande sagesse...

 Va pèlerin, au devant de merveilleuses rencontres humaines qui te laisseront des souvenirs impérissables, pour comprendre, aimer et aider tous ceux et toutes celles qui ont besoin de retrouver le bon chemin de leur vie...Va pèlerin, ces rencontres éphémères, te laisseront pour certaines, comme des vibrations internes et de merveilleux souvenirs, qui resteront gravés à tout jamais au fond de ton coeur...jusqu'aux derniers jours finissant ta vie...

 Va pèlerin, car chacun de nous peut l'être, sans n'avoir jamais été dans un grand pèlerinage, car tous les humains sont des pèlerins de la vie, qui naissons et vivons sur cette belle Terre, et marchons sur un très long chemin, vivant parfois tant de bonheurs et de joies profondes, mais aussi parfois, en subissant tant de douleurs, de souffrances et de chagrins en tout genre... épreuves terribles que nous devons affronter, sans jamais se laisser abattre, en levant la tête haute pour pouvoir continuer nos chemins qui nous ont été tracés à notre naissance, pour aller toujours de l'avant, jusqu'au jour fatal où nous ne serons plus ici bas, et o`nous rejoindrons tous nos chers disparus, là-bas, tout là-haut... sur le Chemin des étoiles de l'éternité .................................................................................................................

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                   Écrit à Baziège, près de Toulouse, le 18 Avril 2009 -

                                      Ami Gilbert d'Ahuy.

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   En arrivant vers le Col du Somport dans les Pyrénées.

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17 mars 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - II -

 À l'attention de mes lecteurs et lectrices habituelles, c'est la 2ème parution de mes écrits de façon poétique... et aussi aux nouveaux lecteurs ou lectrices... cette série va s'alterner un certain temps avec mes parutions habituelles de balades, vacances, tourisme, voyages et autres... c'est pour un besoin personnel, et surtout pour m'obliger enfin, à ranger tous ces écrits sur des feuilles volantes que j'ai classées par ordre de dates d'écrits... puis, de là, je les rentrerai dans un dossier de mes catégories, où là, il me sera plus facile de les imprimer.

D'autre part, pour qu'il n'y ait pas de confusion dans ce que pourrait croire certains ou certaines en ce qui concerne mes écrits, je précise encore une fois, que je crée ces écrits selon mon inspiration, que je vais chercher dans mes souvenirs de belles visions que nous offre la Nature... parfois de certaines anecdotes vécues sur mes grands chemins... et de la lecture de romans que j'aurais aimés ou de films ou feuilletons qui m'auraient marqués. Donc, parfois, mes écrits sont de la "  pure fiction " et ne  concerne nullement ma vie privée. C'est  le privilège de ceux ou celles qui créent dans l'écriture et dans n'importe quelle autre passion artistique. Dans ce domaine, on a encore dans nos pays soi-disant démocratiques, cette liberté... à condition de toujours rester propre dans ce que l'on crée, en respectant la façon de vivre des autres et en respectant certaines limites à ne pas dépasser dans le respect d'autrui.

 

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 J'accompagnerai mes écrits avec des photos de mon premier chemin vers Compostelle, ici, c'est la jolie petite église de Vergy à Reulle Vergy ( Village ** ) du XIIème et XIIIème Siècle, dans l'arrière Côte viticole de la Côte d'Or.

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Un jour de la mi-Mai 2009, un jour triste de mauvais temps gris et pluvieux... qui contre-disait le dicton célèbre : en Mai fait ce qu'il te plaît ! la pluie maussade venait s'écraser sur les vitres de mon bureau... alors, il m'est venu à l'esprit le fameux poème de l'un de mes plus grands maîtres en poésie, notre ami Paul Verlaine : Il pleure dans mon coeur -- comme il pleut sur la ville -- Quelle est cette langueur -- Qui pénètre mon coeur ? ...etc. Alors brusquement, pour tromper mon ennui, j'ai pris une feuille de papier et j'ai écrit ceci :

               5)     Il pleure dans mon coeur,

                       Il pleure dans mon coeur,

                     Comme une triste langueur,

                            Tombe douce pluie,

                            Sur cette courte vie...

                        Il pleure dans mon coeur,

                        À n'importe quelle heure,

                          Des larmes de regrets,

                          Qui sont mes secrets.

                        Il pleure dans mon coeur,

                          Des mots de rancoeur,

                          Sur d'anciens amours,

                          Qu'on oublie toujours...

                        Il pleure dans mon coeur,

                         Sur d'anciens bonheurs,

                                 J'ai tout oublié,

                            De mon vieux passé...

                         Il pleure dans mon coeur,

                           Pour un autre bonheur,

                              L'eau tombe du ciel,

                                A un goût de fiel.

                          Il pleure dans mon coeur,

                           Un jour de bonne heure,

                                La pluie du matin

                               N'arrête le pèlerin.

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                        Écrit à Ahuy le 15 Mai 2009

                             Ami Gilbert d'Ahuy

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 Très charmant endroit bucolique pour faire ma petite pause repas, toujours à Reule Vergy, avant de poursuivre mon chemin...

 

 Et là aussi... je n'ai pas de jardin, mais, j'ai bien le droit de rêver ! :

               6)               Mon jardin fleuri,

          Dans mon jardin fleuri, la Reine est bien la rose,

          De sa robe élégante, c'est une bien belle chose ;

             Des parfums odorants des Lis et des Lilas,

         Des saveurs sucrées des Jacinthes et Mimosas.

              Aux distingués Glaïeuls et superbes Iris,

              De multiples Oeillets et très étranges Lis,

              J'effeuille la Marguerite sur les Myosotis,

                 Un bouquet de Lin avec du Volubilis.

Des Hélianthèmes communs et des très douces Pensées,

    De belles Nigelles près des mystérieuses Orchidées,

      Je coupe les Anémones, près des belles Giroflées,

      En cueillant des Tulipes et gracieuses Centaurées.

       Puis enivré de tant de grâces, j'écris une prose...

             Arnica ou Pétunia, rien ne vaut ma rose,

         Près des Ancolies et un Rhododendron rose,

         Dans mon beau jardin fleuri où je me repose...

          J'ai osé partir sur d'interminables chemins,

      Dans la Nature découvre de merveilleux jardins,

           En allant vers Santiago de Compostela,

            Vers la Cathédrale et Cabo de Fistera.

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                    Écrit à Ahuy le 20 Juin 2009

                         Ami Gilbert d'Ahuy

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Pour ceux ou celles que ça amuse... combien de fleurs dans ces 20 vers ? Il fallait le faire !

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 Là, à la fin de ma première étape, je suis accueilli chez un ancien collègue et ami, aujourd'hui disparu, dans le beau village de Bévy. Merci l'ami Georges pour ton accueil si chaleureux !

 

         Et là, bien entendu, ce n'est que pure fiction :

             7)                   Nuit d'orage,

          L'air devient électrique et ça sent les orages,

             Un beau ciel étoilé avec peu de nuages ;

           Chaleur étouffante qui empêche de respirer,

            Pas un souffle d'air, ça nous fait transpirer.

      Déchaînements des passions et orages de la vie,

       Avec des mots violents qui déferlent de ma mie,

   Dans nos esprits confus, les neurones sont perdus,

     Et nos coeurs sont blessés, resteront très confus.

Quand l'atmosphère se charge et que l'orage qui gronde,

      De vilains nuages noirs, la nuit devient profonde,

       Des éclairs zèbrent le ciel, sont venus de l'enfer,

   Dans de sourds grondements, ils arrivent du Désert.

   Tout en moi se bouscule, dans ma tête bien perdue,

        De nos éclats violents, je passe tout en revue,

       Et pour trouver la paix, dans ce beau soir d'été,

          Faut calmer cet orage, pour revoir la gaieté...

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                 Écrit à Ahuy le 3 Juillet 2009

                          Ami Gilbert d'Ahuy

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 Arrivée vers le village de Chevannes avec son beau clocher bourguignon...

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  À la veille du 14 Juillet 2009, notre Fête Nationale : Liberté - Égalité - Fraternité ... qui est devenue notre devise de la République française... le mot Égalité, m'est venu en tête, en regardant une émission à la télévision sur le thème de l'égalité des sexes, des femmes battues et bafouées de par le Monde par des  maris violents et brutaux... du coup, ces quelques vers qui suivent m'ont été inspirés ce soi-là, alors, pourquoi ne pas les écrire :

              8 )             À vous les femmes,

         Vous les femmes qui avez le poids du Monde,

            L'humanité s'est faite grâce à vous toutes,

Quand les hommes rêvaient que prendre d'autres routes,

          Et qui ne pensaient qu'à vous rendre rondes...

                Votre féminité est égale aux roses ,

   Méfiez-vous bonshommes, qu'un jour ça ne gronde,

            Défilant partout dans les rues du Monde,

         Inspire les poètes pour leurs belles proses...

        Arrêtez Messieurs, ne sont pas vos bonnes,

             Un grand respect pour leur féminité ;

   Leur peau est si douce, leurs mains que beauté,

          Éclatent les orages et bientôt ça tonne !

    Leurs parures sont belles et en font des reines,

       Ne faisons pas leurs vies un affreux bagne,

       Louons la vie qui nous offre une compagne,

Sans les femmes...nous ne serions qu'âmes en peine !

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                  Écrit à Ahuy le 13 Juillet 2009

                            Ami Gilbert Ahuy

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10 avril 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - III -

 Tout d'abord... j'avais en tête 2 croquis à réaliser...et j'avais d'ailleurs commencé l'un d'eux, quand, mon épouse est passée vers moi, et à trouvé qu'ils étaient un peu lugubres ! et pas du tout dans le style de mes filles, à qui ils étaient destinés ! J'en ai convenu tout de suite...et, pense avoir trouvé mon prochain croquis... ce sera ? Surprise ! Mais sans aucun doute, bien plus romantique et bucolique ! Et, comme j'avais déjà commencé par une croix.. j'ai quand même été jusqu'au bout...pour ceux ou celles qui me connaissent, je vais toujours jusqu'au bout de ce que je commence... mais pas entièrement, cette fois !

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       De plus près pour la 2ème photo...et bleutée... ça change tout !

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               Le modèle de la croix... sans le reste !

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                          Poésies de l'Ami Gilbert :

           9 )                     Annabelle,

Dans une Auberge de pèlerins vers Puente la Reina en 2002, j'ai fait une rencontre éphémère, le temps d'un soir seulement, d'une jeune pérégrine parisienned'environ trente ans, qui se prénommait Annabelle, et qui portait bien son prénom !

À la fin du repas du soir partagé ensemble dans la cuisine de l'Auberge, après lui avoir dit que je vivais près de Dijon en Bourgogne, cette jeune pérégrine m'a raconté spontanément ses dernières vendanges vers Vougeot en Côte d'Or, à l'Automne de l'année précédente.

Elle y avait rencontré un beau jeune homme vivant dans le Su-Est de la France, elle, vivait à Paris ! Elle pensait avoir trouvé l'amour de sa vie...mais, malheureusement, il n'a pas donné suite à cette belle rencontre... ce fût pour elle un grand chagrin... c'est  ce qui l'avait décidé de partir vers Compostelle, pour l'oublier !

Elle m'avouait aussi, qu'elle avait peur de cette solitude et de finir sa vie seule ! J'ai donc parlé assez longuement avec elle, tout comme l'aurait fait un ami, un frère aîné ou un père, pour essayer de lui faire comprendre qu'il fallait fermer très rapidement les portes de la vie derrière elle... et de regarder l'avenir devant elle... que, belle et courageuse, ce qu'elle était vraiment... je ne me faisais aucun soucis pour elle, que ce n'était qu'une question de temps !

Vouloir à tout prix chercher l'Amour de sa vie...cela ne peut que se terminer que devant un mur ! Tout comme vouloir à tout prix gagner à la loterie, ne peut que vider son porte-monnaie ! Tout arrive, un jour, quand on ne s'y attend le moins... car, le Hasard, n'aime pas du tout être forcé... mais être tout simplement espéré !

Elle faisait de petites étapes, moi le double... nous nous sommes jamais revus...en oubliant même de nous donner nos coordonnées. J'espère pour elle qu'elle a très rapidement trouvé son bonheur, cette belle expérience sur un grand Chemin de Compostelle, peut parfois vous faire voir la vie autrement, en évitant de faire bien des erreurs de jugement ! Parfois, je me souviens de cette jolie fille partie vers Compostelle, pour oublier un amour déçu !

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           9 ) Tempête dans le coeur d'une pèlerine !

          Perdue dans une Sierra déserte et isolée,

    Dans l'aube naissante et par les vents laminée,

          Un ciel menaçant ; la pérégrine obstinée

        Bravant les éléments, va vers sa destinée...

 Son seul défi, rejoindre St-Jacques de Compostelle.

      Elle marche obstinément, sans plier la belle !

Dans son coeur c'est la tourmente, alors elle se rebelle,

   Le chemin sans fin résonne sous chaque semelle...

       Arrivant à l'horizon de vilains nuages noirs,

    Qui viennent s'accumuler à tous ses désespoirs,

   Se souvient de son amour lors de ces beaux soirs,

   Ses premiers baisers accordés vers les pressoirs...

L es vendanges furent belles en cet Automne lumineux,

     Dans cette belle Bourgogne où ils furent heureux ;

   Sous les tonnelles, ils buvaient du vin doux joyeux...

        La pluie violente, inonde les chemins terreux !

              Luttant contre le vent, triste réalité,

       Les larmes amères n'altèrent pas sa beauté ;

Toutes ces violentes pensées laissent place à sa bonté,

     Grâce à toute cette eau divine, son coeur est lavé !

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      Écrit à Messimy ( vers Lyon ) le 18 Juillet 2009.

                         Ami Gilbert d'Ahuy.

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                 Chemin de la Plata et du Mozarabe.

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 Le texte suivant, aurait été aussi inspiré par cette rencontre avec la jeune pérégrine Annabelle :

                10)            La Solitude !

       Quel bien étrange mot, que ce mot solitude !

     Chacun y trouve refuge, ce n'est que certitude ;

   Pour les raisons du choix, ce n'est pas l'habitude,

   Nous ne connaissons rien de cette triste attitude !

   Pour certains d'entre-nous, lors d'une séparation,

Et pour bien d'autres personnes, c'est un choix ou option ;

       Souvent pour la première, elle est non désirée,

          Dans le deuxième cas, trouve la sérénité !

      Pour un certain nombre, c'est un mal négatif,

  Pour bien d'autres personnes, c'est un bien positif,

   Pourrions-nous la choisir, c'est peut-être possible ?

        En la désirant fort, elle devient accessible.

     Cette grande solitude, c'est un mot de la vie.

   Pourrions nous le vouloir et qu'elle soit réussie,

        En retrouvant la voie, c'est une nécessité,

    Pour pouvoir vivre sa vie dans toute sa beauté !

  La solitude qu'on savoure sur de grands chemins,

Comme une grande saveur, que dégage les jasmins,

     Elle pourrait convenir aux nombreux pèlerins,

       Permet d'imaginer, tous ces Alexandrins...

   Vertiges des espaces vides, qu'est l'agoraphobie,

      Que solitude provoque, entraînant l'agraphie,

       L'absence d'un être cher, est un mal afflictif,

             Jusqu'à l'apaisement, sera définitif.

    Les profondes solitudes des chemins lumineux,

 Des sentiers désertiques où les peurs sont mystiques,

  Et les pistes fantastiques des rêves psychédéliques,

 On peut prendre l'habitude dans un monde silencieux...

       Il arrive fréquemment que son esprit s'évade,

      Et sans même le vouloir, sa pensée se balade,

    On avance lentement, sans aucunes lassitudes,

Lorsqu'on marche solitaire dans de grandes solitudes !

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     Écrit la première fois le 19 Juillet 2009 à Messimy...

        Revu et corrigé le 10 Novembre 2016 à Ahuy.

                           Ami Gilbert d'Ahuy.

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        Chemin de la Plata et Mozarabe en Mai et Juin 2006

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              11 )        La Révélation de Tolède,

               Avant de partir pour ma nouvelle aventure,

         Tout en révisant mes règles pour que cela dure...

         J'ai fait un beau rêve, en ai parlé à mes proches...

      Cette formidable envie tout au fond de mes poches !

              Dormir à la Belle étoile en face de Tolède,

      Souhaitant qu'un temps clément me vienne en aide,

      Après trois jours d'un temps maussade et incertain,

         La Nature m'a comprise en me tendant la main !

               Ce joli soleil a chassé tous ces nuages,

       La chaleur revenant étaient de beaux présages ;

            Ce très beau songe allait-il enfin m'arriver ?

    Sur ces immenses chemins, restait plus qu'à marcher...

        Dans ces belles sierras de la Mancha, je rêvais...

         L'espoir se mit à grandir, plus je m'avançais ;

    Je me pris pour don Quichotte, contre les moulins,

      Cheminant heureux et serein sur ces chemins...

          En arrivant près de la grande Cité dorée,

       Face à Tolède je plantais là ma belle épée ! 

           Mon beau rêve allait enfin se réaliser,

         Dormir à la belle étoile... se concrétiser !

      Et c'est là, cette douce nuit, que j'ai compris,

       En admirant la Voie lactée, j'ai bien souris,

    N'étais plus pèlerin, mais cheminant bohème...

 Être libre de moi-même et faire tout ce que j'aime !

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 Pensé et griffonné sur mon carnet de route le 2 Mai 2009,

assis face au soleil couchant sur un joli banc, juste en

face de Tolède, avant une nuit à la belle étoile *****

Écrit après avoir retrouvé ces notes à Ahuy le 15 Juin 2009.

                        Ami Gilbert d'Ahuy.

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 Chemin du Levant le 2 Mai 2009 et préparation de ma nuit à la belle étoile dans une jolie pinède.

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          12 )     Le Messager de Saint-Jacques !

                  Sur le beau chemin, dit Aragonais,

      Un jour de fournaise, plein de chaude lumière,

            J'avais qu'une hâte, de boire une bière,

             Ce beau paysage... n'oublierai jamais !

          L'étape était longue, quand viendra la fin ?

    Sous l'ombre d'un buisson, un peu de fraîcheur,

           Dans cette canicule, un peu de douceur,

            Je fais une pause pour caler ma faim !

               Vient un messager envoyé du ciel,

         Au-dessus de moi, se pose un bel ange,

    Pendant mon repas, quelques restes je mange...

            Dans le bleu azur, paraît couleur miel.

      Durant une bonne heure, un chant mélodieux

        Une douce complainte de ce beau pinson,

           Offre au pèlerin une exquise chanson,

           Je suis enchanté et me sens heureux !

         Pourquoi chantes-tu ? Toi le bel oiseau ?

             Pour un pèlerin, cette belle mélodie...

            Dans sa petite tête, crée cette poésie...

        Là-bas tout la haut, sur un grand roseau !

              Ne désespère pas ! Toi le pèlerin !

Saint-Jacques t'accompagne, le chemin est beau !

            Je suis là aussi, sur cet arbrisseau,

         Tu n'es plus très loin...tu arrives enfin !

                                    ----------

          Griffonné ce jour-là sous cet arbrisseau

          sur mon carnet de route le 20 Juin 2005

             Écrit à Ahuy le 27 Août 2009, le jour

               de mon anniversaire...un de plus !

                        Ami Gilbert d'Ahuy.

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  Le fameux petit pinson...le messager de Saint-Jacques... qui ne m'a pas quitté

durant une bonne heure...sans cesser de chanter ! C'est du vécu...au moins 45°

               à l'ombre... plutôt rare dans ce coin d'Espagne.

                                 Ami Gilbert d'Ahuy.

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07 mai 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - IV -

  Pour ceux ou celles qui découvrent mon petit monde virtuel... quitte à me répéter... : j'intercale cette Série sur mes écrits poétiques en ce moment, avec mes parutions normales sur mes voyages à Compostelle, diverses balades, randonnées, vacances ou autres sujets...etc. Pour m'obliger à mettre de l'ordre dans tous ces écrits de façon poétique, environ une soixantaine... dispersés dans un vieux classeur dans un désordre total ! J'ai d'abord commencé par les classer par dates de réalisation... heureusement que j'ai pris, dès le départ, ce réflexe de noter au bas les dates et lieux où je les ai écrits... et, en même temps... je les revois un peu et les corrige éventuellement, parfois même, je prends le plaisir de rajouter une ou plusieurs strophes... selon mon inspiration du moment !

 À ce sujet d'ailleurs, sur ce mot : Inspiration ! je viens de répondre à notre amie lointaine, Nicole des USA... dans un commentaire qu'elle vient tout juste de me mettre, dans l'Article précédent : Retour en Ardèche du Sud - XVI - ... que pour écrire des écrits de façon poétique... qu'il ne fallait surtout pas se forcer obstinément devant une feuille blanche, en choisissant un thème... ce serait une erreur ! et, on fait rien de bon dans ce cas-là ! Mieux vaut avoir un tout petit carnet dans une de ses poches et un bout de crayon noir possédant une petit gomme... car l'Inspiration peut vous surprendre à tout moment, dans n'importe quel endroit,  pour divers motifs : extase devant un beau spectacle, une superbe vision en arrivant en haut d'un haut sommet, beaux paysages, belles fleurs et autres... une forte émotion affective, y compris l'amour , une grande joie débordante, un bonheur sublime ou une détresse douloureuse d'un drame de la vie, une immense peine et grande souffrance, une séparation, une terrible solitude imposée... et bien d'autres sujets heureux ou tristes de la vie ! toujours dans des moments surprenants et parfois exaltants de notre vie. L'inspiration est souvent très curieuse, elle peut vous venir à des moments très surprenants, dans des moments inattendus, et, bien souvent... elle n'est là parfois que très brièvement ! Alors, il ne faut pas se laisser surprendre et se dire : je m'en rappellerai... que nenni ! si on ne note pas de suite,  immédiatement, vous avez 9 chances sur 10 d'oublier ! c'est d'ailleurs assez extraordinaire ! Il en est de même pour toutes créations... artistiques et autres... des fois, on en a envie, et d'autres fois, pas du tout ! Notre cerveau est très curieux dans ce domaine ! Je peux rester parfois des semaines, sans avoir l'Envie d'écrire ces textes écrits de façon poétiques... et par moments, ça déferle brusquement... on arrête plus son crayon ou sa plume... comme il disait autre fois ! Maintenant, pour certains, c'est le clavier qui chante! tout seul... Alors... voici la suite de mes écrits, du 13ème au 16ème... vous verrez que les thèmes sont totalement différents...c'est dû, je pense, à nos grandes émotions à certains moments de notre vie, et de notre Inspiration ! Lorsqu'elle est là !

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13 )           Sur le Chemin de Stevenson,

  Parti rejoindre l'Auvergne, des couleurs plein la tête,

      La coquille au chapeau j'allais le coeur en fête,

       Pour y trouver enfin, les teintes de ma palette,

    Dès les premières journées, ce fût couleur blette !

        En l'Automne 2009, sur ce très beau Chemin,

         Ma tente au bas du sac devait servir de gîte,

        Il ne me restait plus qu'à trouver un beau site,

         Pour passer douce nuit, jusqu'au petit matin...

Du vieux rose pâle blafard quand arrive l'aube naissante,

             Au beau jaune orangé au lever du soleil,

   Dans la brume matinale, qu'une triste teinte brun miel,

       N'ai eu que gris décembre à l'aurore frétillante !

    D'un vert profond anglais au fond de la campagne,

         Pour mes beaux bivouacs, l'humidité totale ;

          Pas de nuits étoilées, qu'une brume étale,

     Au triste brun Van Dyck en haut de la montagne...

 Tout n'était que terre d'ombre au lieu d'ocre lumineux,

    Qu'un vert de chrome foncé, je l'espérais plus clair,

  Que terre de Sienne si sombre, je rêvais couleur chair,

   Je voulais peu de choses, que d'être un peu heureux !

     Mais où étaient passés les beaux ciels bleus azur ?

        Du bleu teinte marine au beau bleu électrique,

     Que l'on voit souvent dans les déserts d'Afrique,

     D'un soleil blanc de neige dans le ton le plus pur !  Mais où sont les couchants avec leurs belles parures ?

 Dans ces brouillards gris pâle qui font un ciel si sombre,

       De ma triste déception, on ne voyait que l'ombre,

         Où ont-ils disparu pour teinter ces verdures ?

                                      ----------

   Pensé et griffonné lors de mon deuxième bivouac sous un

        crachin humide et froid, sur mon carnet de route... et

             finalisé à Ahuy le 12 Octobre 2009

                          Ami Gilbert d'Ahuy.

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              14 )    Le mineur de fond,

          En l'hommage d'un mineur de fond,

               Il le fallait, gagner sa croûte,

           Et aucun autre choix sans doute,

              Vivait là-bas dans un Coron.

           Perdre sa santé, risquer la mort,

      Dans les ténèbres, descendre au fond,

          Dans les galeries, tourner en rond,

                Pourtant, il se croyait fort !

                 De ses aïeux en héritage,

             Il avait froid, le corps meurtri,

                Son coeur battait endolori,

            Lui fallait beaucoup de courage !

       Faire vivre sa femme et gosses aimés,

             Vivant dans ces tristes Corons,

       Ces sales terrils noirs, seuls horizons,

             Dans cette boue vers les Cités...

              Chevalets et sirènes lugubres,

      Leur monde étaient sans rêves heureux,

             Déjà tout jeune, le ventre creux,

           Leurs vies étaient très insalubres.

          Notre mineur aux aubes blafardes,

      Chaque jour descend au bas des mines,

         Pour y pousser de vieilles berlines,

          Seulement vêtu de vieilles hardes.

         Sur des rails le long des bovettes,

           Sa vie pas chère face au grisou,

           Pense qu'il fait un métier de fou,

       Rêve aux potes restés aux buvettes...

           Pour tirer le charbon des terres,

              Viendra un jour la silicose,

                Mourir de la tuberculose,

             En avalant gaz et poussières...

                              Refrain :

           Drôle de musique de ma berline,

     Je pousse sans cesse dans la houillère,

             Gorge serrée par une lierre,

         Triste chanson qui me chagrine...

                             ----------

          Écrit à Ahuy le 18 Octobre 2009

    Après avoir relu : Germinal d'Émile Zola...

                   Ami Gilbert d'Ahuy.

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          15 )       Grand Sud tunisien,

 Sur cette belle terre d'Afrique longtemps bénie des dieux,

       Terres riches et très verdoyantes dans l'Antiquité,

         L'un des berceaux de l'humanité dans ces lieux,

        Malgré l'usure des siècles, il reste tant de beauté !        Dans des écrins grandioses de pics déchiquetés,

   Tout au fond des montagnes luisent ces joyaux perdus,

                 Il existe de belles perles, oasis appelés,

         Ne vivent par miracle que grâce à quelques rus...

      L'eau, belle source de vie, si rare dans cette contrée,

                Dans ces curieux oasis, là-bas est restée,

             Tous ceux de Chebika, Tamerza, belle Midès,

                 Tozeur, Nefta, Douz et la martime Gabès...

                   De la palmeraie de Douz et sa datte fine,

                   La méharée partie du Sud de Tataouine,

         Arrive soleil couchant dans un rouge flamboiement,

                  Pour laisser la place à un noir firmament.

               Ils ont gardés au fond de leurs yeux délavés,

                 Une superbe vision du lieu où ils sont nés ;

      Du nom de Ksour, perdus dans des zones désertiques,

       Ksar Ghilane, El Ferch, Ez-Zahra aux noms magiques.

        Les Ksour dans ces grands déserts, villages fortifiés,

             De l'Afrique du Nord, qui sont restés momifiés ;

             Dans le Sud tunisien, greniers nommés ghorfas,

             Où il est bon de faire des siestes sur des sofas !

  Que j'aime ce grand Sud magique pour ces belles lumières,

         Les Chott El Jerid, Fadjaj, Gharsa...elles sont fières,

              Illuminent les montagnes, les gorges et Oasis,

            Dans ce grand Théâtre, on se lève et on dit : Bis !

                                           ----------

         Écrit au Club Oasis Marine à Zarzis ( Sud-tunisien )

                               le 12 Novembre 2009

                                  Ami Gilbert d'Ahuy.

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         16 )     Lever de soleil dans le Sud tunisien,

              Dans l'aube naissante, tout près de Zarzis,

                    Une mer d'huile proche des Oasis,

                   À l'est, l'horizon se teinte de mauves,

             Arrivent ensuite toutes les couleurs fauves...

                    Le Roi soleil se lève, disque rouge,

                 De sa chaleur, l'air ambiant se bouge,

                   Sur les flots, dessine un rayon d'or,

                 De sa splendeur, fier comme un ténor !

               Dans cette heure matinale tout est calme,

                      Sur la mer tout est luminescent,

                 Où ondule des tons phosphorescents,

                 Sur des flots, vogue une vieille palme...

                        Le fils du désert a une pensée,

                     Sur les vagues de la mer envolée...

                       Des ondines et dauphins portée...

                          Sur la si belle Méditerranée.

                    Sur la plage déserte les ors dorés,

                       Des rayons lumineux orangés,

                    Sur les beaux sables fins délavés,

             Et sur les branches des palmiers penchés.

               La mer vert bleuté aux vagues ocrées,

           Se perd au large dans des teintes nacrées,

                L'esprit s'évade devant cette beauté,

               Et l'on pense que c'est bien d'être né !

                                          ----------

Écrit au Club de l'Oasis Marine près de Zarzis (Sud tunisien)

                             Le 15 Novembre 2009

                                Ami Gilbert d'Ahuy.

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19 mai 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - V -

Inutile de préciser à nouveau, que pour la 5ème fois, j'alterne mes parutions normales, avec le relevé de tous mes écrits poétiques depuis 2009... que j'ai enfin classé, et que je revoie un peu en les modifiant parfois, ou voir même, en rajoutant quelques strophes...

 Et, en faisant cela depuis le 23 Févier 2017... je me rends compte en les retapant ici, que depuis mon retour à cette ancienne passion de ma jeunesse, lors de mon adolescence, c'est à dire, il y a bien plus qu'un demi-siècle ! Au moins 6 décennies... lors de ces retrouvailles, les versifications avaient moins de musique quand on les clame à haute voix ! surtout pour les Alexandrins ! qui normalement, pour que ça chante en les disant, je préfère personnellement, quand ils sont constitués de deux hexasyllabes bien réguliers... pour moi, je trouve que cela chante mieux en les clamant ! C'est mieux rythmé ! J'ai essayé cet après-midi, où la pluie m'a empêché d'aller faire ma petite pétanque habituelle avec mes copains... avec ma poésie : Merci joli Printemps.... vous verrez, en mettant d'abord l'original... puis celui que je viens de corriger... par contre, ce petit tour de force n'est guère possible avec certains écrits, car cela changerait tout le thème, surtout quand il y a des noms de pays ou de personnes... vous verrez avec : Muguet du 1er Mai et La balade du Lac St-Férréol de Revel, je n'y suis pas arrivé.  Mais, j'aime bien ma correction pour Merci joli Printemps ! À vous de juger :

    - 17 -                Merci joli Printemps !

        Au moment où le soleil passe le point vernal,

     Et que Dame Nature quitte son manteau hivernal,

       Quand la froidure s'en va et la douceur revient,

 Quand les ténèbres s'en vont, que plus rien ne retient.

   C'est le temps où le beau soleil joue à cache-cache,

  Que des giboulées tombent d'un nuage qui se fâche !

  Poussent alors les perce-neige, jacinthes et jonquilles,

     Que des amants éperdus d'amour offrent aux filles.

       Grâce à cette douceur que l'on dit printanière,

      Sur les pelouses et les prés vient la primevère,

         La Nature se réveille grâce à ce renouveau,

      La lumière et les couleurs, tout redevient beau.

    Nos amis les oiseaux préparent leur nid d'amour,

        Bientôt leurs petits affamés verront le jour...

  De leurs chants mélodieux naîtra une belle musique,

 Nous serons heureux de vivre dans ce monde magique.

    Merci beau Printemps, toi la première des saisons,

  La plus belle, tu peux le dire, sans nulles prétentions,

         Certains diront que tu es la Renaissance...

    D'autres ajouteront : que tu es notre espérance !

                 Écrit à Ahuy le 21 Mars 2010

                       Ami Gilbert d'Ahuy.

                           --------------------

        Nouvelle version corrigée le 19 Mai 2017 :

                        Merci joli Printemps !

     Quand arrive le soleil qui passe le point vernal...

    Quand la froidure s'en va et que douceur revient ;

 Quand les ténèbres s'en vont, que plus rien ne retient !

   Et quand la dame Nature quitte son châle hivernal...

       Voici enfin le temps où Soleil quitte sa cache...

Poussent alors perce-neige, belles jacinthes et jonquilles,

Qu'hommes éperdus d'amour vont offrir aux jeunes filles,

     Et que brèves giboulées, d'un nuage qui se fâche !

   Grâce à cette bonne douceur que l'on dit printanière,

       La Nature se réveille, grâce à ce renouveau ;

    Les lumières et couleurs, tout ça redevient beau !

       Sur les pelouses et prés, arrive la primevère...

     Nos amis les oiseaux préparent leur nid d'amour,

    De leurs chants mélodieux, naîtra douce musique,

Nous serons heureux de vivre dans ce beau monde magique

          Bientôt les oisillons apparaîtront au jour !

      Merci joli Printemps, toi la première saison,

 La plus belle faut le dire, sans aucunes prétentions,

     Pour certains, ils diront : tu es la Renaissance...

     Et d'autres ajouteront : tu es notre Espérance !

                                       ----------

     Ahuy le 21 Mars 2010...revu et corrigé le 19 Mai 2017.

                            Ami Gilbert d'Ahuy.

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En arrivant à la chapelle d'Eunate après le bourg de Muruzabal, peu après Puente la Reina.

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 - 18 -                     Le vent et le poète

              Nous sommes bien comme les vents,

                         À la pointe d'une plume,

                    Comme une cheminée fume...

                       Parfois doux ou violents !

                    Volent au loin nos poèmes,

                          Écrits par un poète,

                        Qui a le coeur en fête...

                 Pour vous dire des " je t'aime ! ".

          Nous sommes bien comme les vents,

                      Dès mots bien insolents,

                       Les poètes imprudents,

                 Comme des vents impudents !

                   Ces vents sur ces chemins,

                      Font naître des poésies,

                      Qui illuminent leur vies

                        Inspirant les pèlerins...

                  De leurs forces titanesques,

                    Des géants gigantesques,

               Dans des visions dantesques...

                 Ils forment des arabesques !

           Ils passent comme un vieux songe,

                       Le vent et le poète,

              Qu'aucun obstacle n'arrête,

                  Quand poésie le ronge !

                               ----------

            Écrit à Ahuy le 29 Mars 2010

                  Ami Gilbert d'Ahuy.

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    Chemin du Levant en 2008, peu après Valencia.

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 - 19 -              Muguet du 1er Mai

   Vient le temps au joli muguet du premier Mai.

     Dans le langage des fleurs, il signifie la fin

  Des tristes peines et du retour au bonheur plein,

Toutes mes espérances enfouies dans mon coeur j'ai !

     La hampe au milieu des feuilles lancéolées,

    D'une odeur très suave au parfum pénétrant,

  Fait tourner la tête à de pauvres jeunes amants,

Porte plusieurs jolies clochettes blanches auréolées.

     À l'élue de son coeur, n'oubliez-pas ce jour,

 Ce n'est pas grand chose, pour un porte bonheur,

    Que ne faut-il pas faire pour une simple fleur ?

   Pour un brin de muguet, faites un petit détour...

  Et si ça vous chante, vous pouvez faire le muguet,

     D'être galant auprès de bien trop jolies dames,

  Faites surtout attention de ne pas perdre vos âmes,

         Pour désirer se parer comme un bouquet !

  Un pèlerin marche dans la Sierra...pas de muguet !

     Une larme coule sur son visage un bref instant,

      Il martèle ce très long chemin tout en rageant,

      Sa pensée vole vers sa belle, ceci sans arrêt !

       Sa peine fait mal à voir, surgit une alouette,

 Vers Saint-Jacques s'en va, et oublie le premier Mai...

         Un sourire l'illumine, à nouveau il est gai...

   Ce beau chant mélodieux, remet son coeur en fête !

                                   ----------

   Écrit tout en marchant et en cherchant du muguet

                          le 30 Avril 2010.

             Et finalisé le soir même à Ahuy.

                        Ami Gilbert Ahuy

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                  Chemin du Levant en 2008...

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- 20 -  La balade au lac de St-Férréol de Revel

     Hospitalier au beau gîte de Revel en Juin,

     Je monte au lac St-Férréol et je m'en vais...

    Dans la montée une belle vue, cela me plaît,

Je commence cette balade sur un très beau chemin.

   D'autant plus que ce soir j'attends l'amie Cricri,

      Des amis virtuels, ils ont pris les chemins,

 Partis de la belle ville d'Arles, ils arrivent sereins,

    Viennent dormir au gîte, avec Bernard son mari.

            Ma décision est prise arrivé au lac,

Les années qui passent m'ont donné plus de sagesse

    Sur les bords du lac, un petit vent me caresse,

 A la fin des gîtes, rentre chez moi et pose mon sac.

      Je deviens heureux avec cette philosophie,

    Je trouve au fond de moi une paix intérieure...

 En me disant fermement que ce n'est plus l'heure,

De tous ces combats internes, plus belle est ma vie.

         Le coeur léger, je savoure cette victoire,

J'ai compris que tous ces chemins m'ont rendu sage,

      Je suis devenu meilleur en prenant de l'âge,

       Remerciant le divin et en louant sa gloire.

      Merci l'Occitanie pour tes doux paysages,

  De Revel à Baziège et au coeur  " les Cassés ",

    Et mes petits ennuis, là-bas j'ai tout laissés,

  Autour de ce beau lac, avec ces petites plages.

     Col de Naurouze, Avignonet en Lauraguais,

    Montgiscard, Labastide-Beauvoir et le Riquet,

Tous ces beaux noms que j'ai noté dans mon carnet,

  Ces étapes résonnent dans ma tête, cela me plaît !

      Merci Marie-Thérèse, Marie-Lou et Lionel,

   Sans vous tous, l'ami Gilbert n'aurait pas vécu,

    Ce merveilleux moment qui m'a tellement plu,

  Et toi Christiane du beau gîte de la Passeur-Elle.

     À mes amis d'Occitanie, Pierre et Monique,

Dont chaque accueils m'ont fait vivre des instants magiques

   Dans ce Sud-Ouest aux paysages magnifiques,

   Au fond de mon coeur reste toujours une musique...

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                  Écrit à Revel le 2 Juin 2010

                         Ami Gilbert d'Ahuy.

 

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Chemin du Levant depuis Valencia en 2008.

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26 juin 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - VI -

Comme je l'ai déjà écrit à chacune de ces parutions spéciales de mes écrits poétiques, j'ai décidé il y a quelques temps, de profiter de mon blog, pour m'obliger à mettre de l'ordre dans ces écrits... en les faisant paraître par ordre croissant de dates de création... et, pour ceux ou celles qui en ont relevé certains, vous verrez que je les reprends et les modifie régulièrement. Cela, contrairement à certaines créations artistiques, les écrits poétiques ou poésies, doivent continuer de vivre et d'évoluer, tant que leurs auteurs sont en vie, au gré de leurs humeurs ou nouvelles inspirations...ça ne peut être que positif ! Du moins, c'est ce que je pense personnellement :

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     21 )        Une lumière dans la nuit !

      Voilà ton désespoir qui tombe jusqu'en enfer...

          Une douce lumière qui jaillit de la nuit,

      Brille de tous ces éclats, tout là-bas elle luit,

      Et que pas une main se tend dans ce désert !

     Un ange venu du ciel, ton petit ange gardien ;

          Cette belle amitié que tu lui as donnée,

     Il veut bien te la rendre, elle est bien méritée,

        Ne t'a pas oubliée, il est là pour ton bien.

    Mais où sont donc ces faux et bien tristes amis,

T'ont sucé jusqu'au sang, tels d'horribles vampires,

   Ne sont que flagorneurs et de bien tristes sires ;

    Ces vilains profiteurs, ces vautours si pourris !

Mais où sont donc passées toutes ces vilaines amies ?

   Qui un jour t'ont fait croire à leurs belles amitiés,

     Ces soient-disant amies ce sont bien défilées,

  Ces jalouses ennuyeuses, elles sont toutes parties...

   Sur la barque de ta vie, qui maintenant prend l'eau,

       Pour te dire de te battre et pour sauver ta vie,

      Tant qu'il te reste au moins une véritable amie,

       Une main t'es tendue qui vient sauver ta peau...

       Dans le reste de ta vie, ne te laisse plus berner

      Par tous ces faux amis, qui t'ont laissée tomber,

           Écoute ce petit ange, tu dois le respecter,

         Il est venu du ciel un beau soir pour t'aider.

                                       ----------

                  Ècrit à Marseille le 16 Juin 2010

Lors d'une de mes dernières visites à mon ami d'enfance...

"" Toute ressemblance serait tout à fait fortuite. Cette

inspiration m'est venue à la suite d'une lecture, lors d'une

nuit totalement blanche, après avoir revu un ami d'enfance

dans une Maison de repos qui a bien voulu m'accueillir

pour la nuit. ""

Ne croyez-pas toujours, certaines balivernes et certains

faux sourires, de certaines personnes parfois très nocives...

Sachez bien discerner dans vos vies, le vrai du faux ! Vous

              vous en porterez beaucoup mieux !

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   22 )                L'ami d'enfance,

     Alors que j'atteignais ma quatorzième année,

        J'ai rencontré Gérard, une amitié est née ;

      Elle dura notre vie, ne s'est jamais terminée.

   Dans tout ce temps passé, jamais fût malmenée...

   Toute notre jeunesse passa dans Tlemcen la jolie,

        Dans ce superbe Massif, à l'Est de l'Algérie,

          Dont la vue sur la mer est restée infinie,

      Après l'avoir quittée, une douleur non guérie !

     Dans nos jeux les plus fous au Jardin Pépinière,

    Nos joies débordantes ne furent jamais amères,

   À l'immense désespoir de chacune de nos mères...

   Nos bêtises défilaient, elles n'en étaient pas fières !

Dans ce beau Faubourg Sienne où vivaient gens prospères,

            Allée des Marronniers et villas altières,

    Grandes familles musulmanes et riches propriétaires,

       Fortunés de la ville, familles juives bijoutières.

    Et nous petits pieds-noirs, au cou portaient nos croix,

          On vivait au milieu, locataires, pas le choix !

          Avec petits moyens, il fallait taire nos voix...

     Près de la Metchkana, on cassait toutes nos noix !

        Jardin la Pépinière, en haut de notre quartier,

             De sa beauté fleurie, il était tout entier ;

       Nous dominions Tlemcen...on pouvait étudier

    Dans les allées fleuries, sous des palmiers dattiers.

          C'était un vrai Éden où filait notre jeunesse...

   Ceinturé de remparts dans sa plus grande largesse,

           Parmi les minarets, l'église et sa finesse,

     Dans un grand ciel tout bleu, on y vivait la messe...

    Dans les souks orientaux, se dégagent des odeurs,

  Qui sont restés ancrés toute notre vie dans nos coeurs,

   La menthe et le henné, douces épices toutes saveurs,

        Sucrées ou entêtantes, au parfum figues fleurs.

      Et quand le soleil chaud sur un très beau chemin,

   S'envolaient brusquement des effluves chaque matin,

        Des fruitiers odorants qu'on avait sous la main,

       Des citrons ou oranges, et cerises pour demain...

          Dans de superbes jardins où tout se cultivait,

    De jolies pastèques vertes, patates douces on rêvait,

      Piments rouges, poivrons verts, et on se régalait,

            Vrai festin pour les yeux, et on se délectait !

    Et les années passèrent dans toute notre insouciance,

      Jusqu'au jour si fatal, vint une grande souffrance,

      Jour qui nous séparait, on rentrait tous en France,

     Avec notre grande tristesse et notre désespérance...

           C'était à tout jamais...nos vies se séparèrent,

     Toutes nos belles amitiés, ce jour se dispersèrent,

              À jamais séparés, les années passèrent...

          Lui, Marseille...moi, Dijon...nos vies diffèrent.

         Quand un jour un appel concernant mon ami,

    Sa très charmante épouse, m'annonce que c'est fini !

         Mon vieil ami Gérard, dans l'absence est parti,

     D'une maladie horrible qui rend un homme sans vie !

                                        ----------

        Écrit sur la terrasse d'un Bar, près de la Gare de

     Villefranche-sur-Saône, le 18 Juin 2010... alors que

    je revenais bien triste de Marseille, après avoir revu

     une avant-dernière fois mon meilleur ami d'enfance.

   Je dédie ce texte poétique à mon ami Gérard Richaud,

      mon plus grand ami d'enfance, aujourd'hui disparu.

                             Ami Gilbert d'Ahuy.

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   23 )                  Mon ami parapluie,

 

                      Parapluie mon bel ami,

                 Sans toi, je ne suis pas bien,

              Le bonheur, c'est vraiment rien,

                       Tu me suis à l'infini...

               Qu'il soit bleu ou un peu gris,

                Nous serons toujours amis,

                 Me suffit quand tu souris,

                   Un p'tit coin de Paradis !

                 Tu as subi tous les temps,

                 La pluie, la neige et le vent,

                   Le soleil, tu es présent,

           Bien souvent, fin du Printemps !

                    Tu me sers de parasol,

                Dans une sierra désertique,

                    Tu es un ami magique,

           Même lors d'une pause sur le sol.

              Ton emploi est bien multiple,

                  Suis-je le seul à te louer ?

                    Secret à ne pas garder...

                  Je suis un fidèle disciple.

                  Sous un soleil implacable,

                  Suis bien dessous à l'abri,

                      Sur un chemin infini,

                  Et chaleur insupportable...

            Contre tous les chiens hargneux,

            Certains vents froids des matins,

          Et poussières des grands chemins,

               Sous la pluie, je suis heureux.

               Sous un coin d'mon parapluie,

                Je suis un Roi de ce Monde,

               Sur cette belle planète ronde,

                     Ma passion est infinie...

                                 ----------

Pensé et griffonné en partie sur mes carnets de route,

               et écrit à Ahuy le 22 Juin 2010.

                      Ami Gilbert d'Ahuy.

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24 ) Rencontres humaines sur des Chemins de Compostelle,

 

           La retraite arrivée, je prends une décision,

           Partir à Compostelle, j'en fais une passion ;

       Avec mon sac à dos, je suis un homme d'action.

         Pour chasser ce mal-être, était-ce la solution ?

    Après plusieurs années sur de très longs chemins,

Par tous les temps possibles, longs kilomètres sans fins...

 Des doutes et des angoisses, des peurs, ç'en est certain !

      Après quelques nuits blanches, partir chaque matin...

        Alors que reste-t-il de tous ces beaux voyages ?

      Plus de philosophie...certainement bien plus sage,

   Que les hommes et les femmes ont, en prenant de l'âge,

          Et de quitter ce Monde, tourner enfin la page...

      Sur de très grands espaces, tu traînes tes ennuis,

      Comme avec ton gros sac, que tu portes et subis,

    Ces bien longues années, toutes ces misères tu vis,

        Le long de ces chemins, qu'avec ardeur tu suis...

      Mais aussi des rencontres humaines si éphémères,

       Soirées inoubliables au creux de petites sphères,

       Où quelques pèlerins versent des larmes amères,

    De tristes évènements laissés sur leurs belles terres.

    Vos prénoms sans cesse trottent dans ma petite tête,

          Jean-Claude et Maïté, les premiers de la fête,

      Ketty et Else-Marie, Jean-Pierre que rien n'arrête,

           Horst, Maria et le Jan, Cornélia et Pierette...

        Christiane, Marie-Thérèse, Nelly du Lauragais,

           Morten, Paule et Oscar, Titus à Saint-Palais,

                Mishima du Japon et Pascal du Valais,

          Santos et Mercedes...l'espagnol j'apprenais !

 Tant d'autres et beaux prénoms, ne pourrais tous citer,

           Ont fait un autre homme, je ne peux le nier...

      De belles choses apprises, grâce à cette amitié,

 Ces rencontres dites humaines venues du monde entier.

                                       ----------

        Écrit au Gîte de Baziège le 23 Octobre 2010

                            Ami Gilbert d'Ahuy.

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05 juillet 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - VII -

Je continue donc d'intercaler le relevé de ces écrits poétiques avec mes autres parutions habituelles, de façon à les reprendre, en les classant par ordre de dates d'écriture, parfois en les corrigeant ou en les modifiant un peu. Il est bien clair pour moi, que je n'ai nulle prétention dans ce domaine, écrire des textes de façon poétique, est à cent lieues des véritables poésies...écrites par de vrais poètes...ayant eu une autre culture que la mienne ! Et alors ? Est-ce quelque part interdit de se faire plaisir quand on a toujours été passionné par les poésies anciennes, écrites par nos formidables grands poètes ! C'est une passion comme une autre, qu'on a bien le droit de vivre à sa façon ! Il est vrai pour moi... que lorsque je relis mes écrits souvent oubliés dans de vieux classeurs, dans un désordre total... quand on s'amuse à les reprendre, comme je le fais en ce moment, je m'aperçois, que j'ai encore bien des progrès à faire dans ce domaine... il me faudrait une deuxième vie ! Et la chance de suivre de vraies études, dans des conditions bien plus calmes, que ce que j'ai vécues tout au long de ma jeunesse... avec très souvent des déménagements en pleines années scolaires, d'une rive à l'autre de la Méditerranée, avec parfois, des Professeurs absents des mois entiers, souvent même, jamais remplacés dans l'année scolaire ! Alors, en relisant mes écrits, lors d'événements vécus à une certaine période de ma vie, cela me fait revivre ces merveilleux moments qui ont inspiré mes écrits, c'est bien pour moi un plaisir comme un autre...

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      25 ) La Passeur-Elle à " Les Cassés " ( Lauragais )

             Au début d'un joli mois de mai, je partais...

          De Notre-Dame de la Garde de Marseille j'étais,

       Pour rejoindre Toulouse, après le beau Lauragais,

            Sur le vieux Chemin d'Arles, enfin j'arrivais.

          Carrefour de routes reliant l'Italie à l'Espagne,

        Les Arènes où gladiateurs luttaient avec hargne,

        Le pouce levé, pour un valeureux qu'on épargne,

   Pour qu'il puisse finir ses vieux jours dans un bagne !

              Puis prenant la route de la via Tolosana,

         Dans la plaine camarguaise, le mistral se leva,

            En me voyant passer, un cheval s'emballa...

               Et de petits toros prêts pour la corrida !

         La belle abbatiale de Saint-Gilles, j'ai bien aimé ;

          Les senteurs provençales, j'ai vraiment adoré ;

          Ruines romaines et médiévales, j'ai senti l'été ;

      Eaux vertes de l'Hérault, Saint-Guilhem, belle cité.

      Les belles montagnes du Sud, Lodève et Salvetat,

         Où j'ai eu la chance d'avoir un très bon climat,

         Le Puech de Montaigüt et sur la Vèbre, Murat ;

      Castres, terre d'Occitanie, j'ai mangé un bon plat !

            Arrivé près de Toulouse dans le Lauragais

        Au gîte du village " Les Cassés ", je réservais,

         Vers ce haut lieu de l'hérésie Cathare, j'allais,

              Par l'adorable rigole, je m'approchais.

        Me voilà enfin devant cette douce Passeur-Elle,

         Une très jolie étape que j'ai trouvé bien belle,

      Sa charmante hôtesse amusée par mon ombrelle,

      Mon vieux feutre noir, m'invite dans sa passerelle.

           L'adorable Christiane et toute sa gentillesse,

    Dans ce bel havre de paix, vous apprend la sagesse ;

             Un mignon jardinet tenu avec finesse,

      Tout ici est bien fait, pour que rien ne vous blesse.

         Merci chère amie pour ton accueil chaleureux,

         De parler des Cathares me rendit très heureux,

              Sans oublier les Templiers si valeureux,

   St-Jacques-de-Compostelle n'existerait pas sans eux !

                                      ----------

         Je dédie cette poésie à notre amie Christiane

                 de la Passeur-Elle des Cassés.

              Écrit à Baziège le 24 Octobre 2010

                         Ami Gilbert d'Ahuy

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  26 )    La Passeur-Elle sur le Chemin d'Arles,

         Au hasard de mes chemins je fis halte ici,

            À la Passeur-Elle et son jardinet joli,

      La charmante Christiane accueillait un ami,

           L'ami Gilbert trouva-là le calme infini !

   Que de rencontres inoubliables sur ces chemins,

        On aimerait bien qu'il n'y ait jamais de fins

             Vie exaltante au milieu des pèlerins,

Avec de nombreuses personnes, ils se tissent des liens.

   Merci chère Christiane pour tes accueils chaleureux,

       Avec ta gentillesse, on ne peut qu'être heureux,

        Dans ce nid si douillet, notre coeur est joyeux,

   Une belle flamme d'amitié, reste au fond de nos yeux.

   Ton gîte sur le Chemin d'Arles est une belle coquille,

          Où bien souvent dans le jardin, le soleil brille...

          Très bien placé sur le Chemin de Compostelle,

         Tu as bien choisi ce nom de " La Passeur-Elle ".

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            Écrit laissé dans le livre d'Or du Gîte de

                la Passeur-Elle le 29 Octobre 2010.

                            Ami Gilbert d'Ahuy.

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                  27 ) Bon Anniversaire Mathias,

              Il y a déjà six ans arrivait au Monde,

    Le jour du 11 Novembre, il entrait dans la ronde ;

          Déjà six printemps où tu t'es émerveillé,

         Toi l'amoureux de la Nature, de sa beauté !

       Très tôt tu as vu que les roses ont des épines,

    Mais tu découvrais qu'elles étaient belles et si fines

     Tellement beaux ces instants où nous t'observions,

       Facile de voir que naissait l'une de tes passions.

             Car aussi est arrivé le temps du dessin,

          De la peinture, de la musique, un vrai festin !

Toutes les joies de ce Monde sont une bonne nourriture,

   Ne tient qu'aux hommes, pour que toujours cela dure...

            Ton papi rêve qu'un jour, arrive la poésie,

                 Que tu offriras à ta maman si jolie ;

       Tu combles ton papa en faisant de la musique,

    C'est un vrai bonheur, p'tit Mathias, tu es magique !

   Encore d'autres printemps et tu deviendras un homme,

              Ce petit poème, ton papi te le donne,

     Chaque jour que nous vivons, doit être un beau jour...

      Bon Anniversaire Mathias ! On t'aime tous d'amour.

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           Écrit à Vaugneray le 11 Novembre 2010.

                        Ami Gilbert d'Ahuy.

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                    28 ) Élise et Trottinette,

  Deux adorables petites chattes que la vie rassemble,

    Dans un gentil petit nid, où elles vivent ensemble ;

          Élise la plus jeune et ses griffes acérées,

       Trottinette l'ancienne, pattes de velours usées.

Comme l'ensemble des chats, animaux crépusculaires,

          Vivent la nuit avec des éclairages précaires,

       Font souvent des caprices à leurs propriétaires,

        Et ils ont pas toujours de très bons caractères.

            Élise et sa turbulence, due à sa jeunesse,

         Trottinette et sa douceur, avec sa vieillesse,

Toutes deux sont des amours, cherchant douces caresses,

    Dans ces moments délicieux, elles sont des déesses...

Charmantes petites bêtes, aux frissonnements électriques,

  Sous des mains douces courant sur leur dos élastiques,

    Leurs yeux vous fixent, avec des étincelles magiques,

     On y voit des étoiles dans leurs prunelles mystiques.

       De leur côté félin, elles sont belles et gracieuses,

   Dans ces merveilleux moments, elles sont délicieuses,

             De leur sensualité, restent mystérieuses,

          Si on les adopte, elles seront si heureuses.

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            Écrit à Vaugneray le 11 Novembre 2010                            Ami Gilbert d'Ahuy.

 

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17 juillet 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy - VIII -

  Suite de la mise en ordre de tous mes écrits de façon poétique depuis 2005... aujourd'hui, j'arrive presque à la moitié de ces écrits. Quand tout sera fait, je les mettrai, je pense, dans mes catégories, cela me sera ainsi plus facile de les retrouver, pour éventuellement les modifier...car j'estime que ces écrits peuvent être transformés en permanence, tant que l'auteur est en vie et selon son humeur, et ses inspirations !

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 Tous les pèlerins ayant fait le Chemin du Puy-en-Velay ont, sans aucun doute, pris cette photo ! J'ai dormi deux fois, sous cette superbe vierge et celle belle ville sympathique du Puy-en-Velay.

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 29 )                               Que serait ?

            Que serait ce Monde, sans amour ni amitiés ?

       Que serait cette belle Nature, sans fleurs ni soleil ?

        Que serait tous mes écrits, sans un peu de miel ?

          Que serait notre vie, sans toutes ces beautés ?

         Le miel de notre vie qui coule au fond de nous ;

          Que seront les humains, sur cette belle Terre,

      S'ils persistent ainsi, à faire sans cesse la guerre ?

      À tous se massacrer, comme de malheureux fous ?

        Il serait temps enfin, de faire une belle ronde,

Comprendre enfin 1 jour, que nous sommes tous des frères,

       Et que du Nord au Sud, unir nos hémisphères,

       En se donnant la main autour de notre Monde !

      Si belle notre planète, sans toutes ces misères,

        Assez de nourriture pour nourrir nos enfants ;

      Que pour avoir la Paix, plus un seul combattant,

    En cultivant ensemble sur toutes nos belles terres.

      Que serait Compostelle, sans l'esprit du Chemin ?

      Que serait ces rencontres, sans l'amour fraternel ?

       Que serait notre vie, dans cette Tour de Babel ?

       Que serait ce Voyage, sans l'âme d'un pèlerin ?

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          Écrit à Vaugneray le 22 Novembre 2010

                         Ami Gilbert d'Ahuy.

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30 )       L'Esprit des Chemins de Compostelle.

             Depuis cette vision de l'Ermite Pelayo,

   Des millions de pas ont creusé tous ces chemins,

       De l'Europe entière, ils sont devenus divins,

    Douze siècles ont fait les Chemins de Santiago.

          Cet incroyable très ancien pèlerinage,

   N'a rien d'un loisir, ni d'un triste vagabondage,

 Ni d'une grande randonnée ou d'un petit voyage,

    Avec cet état d'esprit, ce serait bien dommage !

      Ce grand voyage exige une forte motivation,

Car ces chemins sont longs, beaucoup d'abnégation,

En son âme et conscience, c'est une grande décision ;

          Pour le réaliser avec plein d'émotions !

      La belle Voie Podiensis ou celle de La Plata,

       Comme le Real francès ou celui du Levant,

 Tant d'autres beaux chemins, vont vers l'Occident,

             Via Lemovicensis ou Via Tolosana.

Où l'on côtoie souvent des vignes et champs de blé,

Le Vin et le Pain, qui sont des symboles Christiques,

     Pour la grand ferveur des pèlerins catholiques,

   Sur des petits sentiers, dans de beaux jours d'été.

         Après ce grand Voyage, où tu es pèlerin,

          Devant la Cathédrale, tu y arrives enfin,

   En oubliant souffrances et galères...c'est certain !

     En ton for intérieur, c'est l'Esprit du Chemin.

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              Écrit à Ahuy le 18 Janvier 2011

                      Ami Gilbert d'Ahuy.

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   31 )                        L'éloge à la Rose.

       La fleur éternelle qui dans nos jardins parade,

      Elle est bien la Reine de l'Alhambra à Grenade,

 Dans ses merveilleuses allées notre pensée s'évade,

  C'est bien la plus belle chose au milieu de l'Arcade.

        Elle exerce en nous une réelle fascination,

        Au culte de Vénus, les grecs en adoration,

    Dans les jardins romains, poussait à profusion,

     Dans toutes les fêtes, était à chaque occasion...

      La rose a la beauté et une certaine noblesse,

     Pas étonnant qu'on la compare à une Déesse...

   Dans de beaux jardins royaux, la Rose se dresse...

      Un Prince amoureux l'offrira à sa Princesse !

 Partie de trois couleurs, blanc, jaune et rouge carmin,

   Éclate maintenant de mille teintes dans notre jardin,

       Fleur odoriférante le long d'un beau chemin,

    Ne craint pas l'odeur enivrante d'un fier jasmin !

        Avec sa beauté, est une fleur universelle,

  Son doux parfum et son élégance la rend belle,

        Avec ses épines acérées, elle est rebelle,

       Comparée souvent à une jolie demoiselle !   

         Depuis le moyen âge elle inspire le poète,

     Pour une belle femme, aura le coeur en fête,

     Cueillez les belles roses de la vie...il répète !

   Elle est la fleur de l'Amour sur toute la Planète.

                                   ...........

       Être sur des roses ou sur un lit de roses...

Couché sur des roses...elles ont le teint des roses...

                    Envoyer sur les roses...

                  Cela ne sent pas la rose...

        Le pot aux roses...ou...à l'eau de rose...

            Il n'y a pas de rose sans épines...

                Ne lui jetez pas des roses...

         Sur la couleur rose, l'amour se pose...

Sont de bien belles choses qui méritent nos proses

       Et, pour elles... tu oses écrire sur la ROSE !

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              Écrit à Ahuy le 26 Janvier 2011

                        Ami Gilbert d'Ahuy

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32 )         Chemin de La Plata et du Mozarabe.

      Ce merveilleux Chemin qui part d'Andalousie,

        De la noble Séville aux jardins magnifiques,

Où de doux parfums vous paraissent psychédéliques,

          L'air euphorisant mène à la mélancolie.

   C'est avec regret qu'on quitte cette superbe Cité,

Pour un immense chemin au coeur même de l'Espagne,

      Vote âme s'envolera en haut d'une montagne,

      Pour y découvrir une indécente grande beauté !

   Dans des paysages champêtres, règne la solitude,

     Dans des sierras et pampas, explose la lumière...

  Des pieds de vigne par millions, où vole la poussière...

    Où on se laisse aller dans une profonde quiétude.

  Vos pas courageux vont vers des pueblos tout blancs ;

         La vie coule lentement comme un gentil rio,

             Castilblanco...Almaden ou Monesterio,

 Dans un ciel trop bleu, volent là-haut deux beaux milans.

          Les chemins de sable au milieu des céréales ;

   D'incroyables et longues distances sans âme qui vive...

        Dans ce monde étrange, le coeur part à la dérive...

     Vos pensées se perdent, dans ces contrées idéales.

       Après une longue marche au soleil implacable,

       On découvre un p'tit Bar où règne la fraîcheur !

      On peut y manger tapas, raciones...quel bonheur !

        Le sourire inoubliable d'une serveuse aimable.

    Que de beaux souvenirs de ces villes lumineuses,

           Posées ça et là par une société humaine,

            Cacéres, Plasencia, Merida la romaine,

     Animées et vivantes comme de belles danseuses...

         Et lorsqu'enfin arrive la fin de votre voyage,

   Qu'un soleil rouge plonge dans l'Océan lentement,  

      Et que les étoiles s'allument dans le firmament,

   Au fond de soi on se dit : mon Dieu quel dommage !

                     Car tout dans cette vie a une fin !

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                     Écrit à Ahuy le 27 Janvier 2011

                             Ami Gilbert d'Ahuy.

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25 juillet 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy -- IX --

Et voici la trentaine d'écrits franchie... nous n'en sommes qu'à la moitié ! J'avoue finalement avoir grand plaisir de retrouver ces écrits... parfois griffonnés ça et là, qu'il m'a fallu remettre dans l'ordre de dates d'écrits... que je reprends éventuellement, complète parfois d'une ou deux strophes, et que je recopie un plus proprement ! Faire et défaire, c'est toujours avancer ! Et cent fois sur le métier, se remettre à l'ouvrage !

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                  Les Musiques des 4 Saisons :

 

33 )  -- 1 --   La Romance du Printemps.

 

           Les musiques douces du Printemps,

       Enchantent mon coeur d'une joie infinie.

          Tout rayonnant quand revient la vie,

       Des jours nouveaux, arrive le Printemps !

           Je me rappelle ma jeunesse d'avant,

            Avec la douce brise qui m'emmène,

           En moi, une belle romance s'égrène,

       Et je m'en vais, heureux...comme avant !

           Revient le temps de la belle verdure,

      Les petites fleurs chantent en renaissant,

            Dansent avec joie en apparaissant.

       Les arbres se vêtent de leur belle parure.

  Nos beaux moineaux chantent dans la ramure,

             Voilà qu'arrive une belle romance,

        Qui nous rappelle notre jeune enfance,

      Au fond des bois vient un doux murmure...

     Les cordes vibrent sous les doigts du vent,

              En créant une nouvelle mélodie,

            Qui vient chasser ma mélancolie,

              À qui je dis adieu...et bon vent !

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              Écrit à Ahuy le 1er Février 2011

                     Ami Gilbert d'Ahuy

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                Les Musiques des 4 Saisons :

 

34 ) -- 2 --          Le Chant de l'été 

 

          Les voix douces des moissons de l'été,

            Ravissent nos oreilles avec magie,

             Ensorcellent nos instants de folie,

         Quand vient l'heure du solstice de l'été.

         On se souvient des belles fleurs d'antan,

           D'une belle femme couronnée d'épis,

              Souriant à un jeune homme épris,

         Restent de beaux souvenirs de ce temps.

                On pense aux étés de notre vie,

         À ces belles musiques qu'on a aimées,

            À ces très fortes lumières azurées,

              Qu'on savourait avec tant d'envie.

         Dans les champs d'or, le chant de l'été ;

            Les cigales du sud et leur concert,

       Dans une douce somnolence on se perd,

               On rêve d'endroits où l'on a été.

       Dans l'air chaud flotte une belle musique ;

         De petits grillons en fête qui chantent

       Des refrains joyeux qui nous enchantent,

    Toutes ces choses nous paraissent magique !

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                Écrit à Ahuy le 24 Février 2011

                        Ami Gilbert d'Ahuy

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                Les Musiques des 4 Saisons :

 

35 ) -- 3 -- Fruits, couleurs et Flûtes de l'Automne

 

 Lorsque résonnent au loin les tristes flûtes d'Automne,

            Alors que la nature en rougit de plaisir,

  Quand mûrit la belle pomme et qu'elle n'est que désir,

      Et quand arrive la nuit à l'équinoxe d'Automne...

   Voilà que vient bientôt le beau temps des vendanges,

 Elles deviennent couleur pâle, les belles lumières du ciel,

       De merveilleux couchants ont la couleur du miel ;

                 Ensuite viennent les fraîcheurs...

             ...quand les belles noix s'engrangent.

       Les jolies pommes lisses et les prunes mûries,

 Châtaignes et champignons, belles poires et doux raisin.

    Les mûres et les noisettes tout au long d'un chemin...

Tous ces fruits nous enchantent, pour passer nos envies !

          Ô couleur chatoyante, couleur inattendue,

Les roux se mêlent aux verts, jusqu'aux teintes mordorées,

     Le ciel plus nuageux dans des couleurs nacrées,

           Ô lumineuse Saison, tu es la bienvenue !

    Le temps des labourages pour attendre les semailles,

      De profonds sillons droits, c'est toute une poésie,

       Donnent de beaux paysages, une belle fantaisie

         De la nature, ma foi ! noyés dans les grisailles...

        Ma jeunesse en Automne, à cheval sur une mer,

      À Tlemcen la fraîcheur, près d'Angers, la douceur ;

         Une lumière irisée, les vendanges... dur labeur,

       Mon enfance se passant, souvenir qui m'est cher.

        À nouveau une Saison qui annonce la vieillesse,

          Qui s'envole à nouveau, vers la fin de l'année,

Comme le sont toutes nos vies, elles sont programmées,

       Nous vivons les regrets...avec plus de sagesse.

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                  Écrit à Ahuy le 24 Février 2011

                           Ami Gilbert d'Ahuy.

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                   Les Musique des 4 Saisons :

 

36 ) -- 4 -- Tristes complaintes de l'Hiver :

 

     Quand les flûtes froides amènent l'Hiver,

      De légers flocons qui volent aux vents...

     Et que la bise glaciale, tristes hurlements,

         La désespérance de cet âpre hiver.

     L'Hiver tout drapé de son manteau blanc,

    Qui couvre les pauvres ramures dénudées,

    Leurs beaux costumes de feuilles envolées,

     De pauvres squelettes d'un univers blanc.

  Quand vient du grand Nord une bise si froide...

Qu'une terrible complainte vient du fond des bois,

  Comme triste musique qui nous glace parfois ;

   Gît sur la neige fraîche une petite grive roide !

       Dans les grands espaces, il a tant neigé,

  Vont les quatre Saisons, Saisons * de nos vies ;

             Et arrive le temps de la nostalgie,

          Sur nos têtes vieillies, il a tant neigé !

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                 *   4 Saisons de notre vie :

L'enfance - L'adolescence - l'âge adulte - la vieillesse !

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               Écrit à Ahuy le 14 Mars 2011

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02 août 2017

Les écrits poétiques de l'Ami Gilbert d'Ahuy -- X --

 Nous voilà déjà à la dixième parution de tous mes écrits poétiques...on va y arriver, jusqu'au bout....! Non mais ! Et, avant de m'y remettre... je pense que ceux et celles qui me suivent depuis un certain temps, et surtout depuis le début de ces parutions spéciales de mes petites poésies à quatre sous... se sont rendus compte, que je n'ai jamais le même thème sur mes différents écrits... ça passe du coq à l'âne... en passant chez la belette et sa copine la fouine... c'est selon l'inspiration de mes moments forts de ma vie ! et selon les saisons et les circonstances...cela serait très difficile de me classifier dans des thèmes vraiment très  précis ! Je n'y tiens pas d'ailleurs !  Parce que je ne suis pas du tout un vrai poète... loin de moi cette pensée... je n'ai pas les moyens nécessaires intellectuellement pour le devenir, je ne le fais que pour mon plaisir...et c'est devenu un jeu, une passion comme une autre...   Il m'aurait fallu beaucoup plus d'études dans ma jeunesse... chance que je n'ai pas eue, suite à des circonstances spéciales, dues au divorce de mes parents, quand j'étais très jeune, et, du métier de mon père... qui lui, était muté d'un coin à un autre de la planète, presque tous les 2 ou 3 ans, des deux côtés de la Méditerranée ! Nous avions 3 malles en bois, cerclées de fer... qui ont suivi les divers déménagements successifs... sans être jamais ouvertes ! Elles l'ont été enfin, ouvertes, quand mon père c'est définitivement installé à La Daguenière, dans la douceur angevine... à quelques mètres de notre si belle Loire... pour enfin, y vivre sa retraite ! Et, c'est là que, 3 ans après... je suis retourné rejoindre ma mère, restée à Tlemcen en Algérie, pour que 7 ans plus tard... faire nos valises en carton, pour revenir en Métropole ! Allez donc avoir des études sérieuses avec tous ces déménagements successifs ! souvent, en période scolaire ! Bon ! ça ne m'a pas empêché de vivre une jeunesse très passionnante... que je ne regrette surtout pas ! car j'ai vu tant de beaux pays et vécu tant de beaux souvenirs, que je ne regrette rien... et  ensuite, dès que je suis devenu adulte, de gagner ma vie, comme la majorité des français moyens ! Sans plus...ni moins !

                           Ami Gilbert d'Ahuy.

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 L'amigo Gilberto, facile à reconnaître...le seul français...et une coquille au chapeau ! avec un groupe d'amis pèlerins : espagnols, américains et hollandais... sur le Chemin de la Plata, à la superbe Auberge de Cea... là, où se trouvait le meilleur pain de toute l'Espagne en 2006... il y avait d'ailleurs une fête du pain très célèbre chaque année... depuis, je ne sais pas si ce fameux boulanger exerce toujours son beau métier ! j'ai côtoyé ce groupe pendant la dernière quinzaine de jours de ce voyage de 40 jours, de Séville à Santiago... sans avoir jamais marché avec aucuns d'entre-eux. On se retrouvait ça et là, au hasard des étapes ! avec toujours autant de plaisir ! C'est ça aussi les Chemins de Compostelle : les belles rencontres humaines !

 Le couple de hollandais : Théo et Tina Classen... les espagnols : Isabel, Pepe, Augustinio et Celestino ... l'américain du Michigan : James Champion ( Professeur d'espagnol ) avec le maillot vert. Et votre ami dévoué, avec sa barbe fleurie et son sombrero negro !

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37 )              On est riche que de ces amis !

 

   À quoi peuvent nous servir tous les trésors du Monde ?

         Si tout au fond du coeur, solitude est profonde !

            D'une vraie amitié, ainsi nôtre âme s'inonde,

           Et toute notre vie deviendrait moins faconde...

               Qu'un seul et vrai ami ou amie véritable,

          Nous aide bien à vivre de façon plus aimable,

           Une grande amitié, ne peut être qu'adorable...

   Qui de notre main ouverte...s'écoule comme du sable !

        On devient vite heureux, que de ses vrais amis,

    Ce qui est bien propice, comme beaux rivages amis,

     Quoi de plus douces choses, que voir visages amis ?

           Que le plus beau trésor, ne vaut de vrais amis.

                 Une grande amitié est pour cela si rare ;

          Mais j'y crois fermement et souvent le déclare ;

          C'est parfois un miracle, dans notre vie, si rare,

   Qui nous manque des fois , dans ce monde si barbare

        L'ami est chose précieuse, il n'y a rien de mieux ;

 Toutes richesses ici bas ne comptent plus une fois vieux ;

      L'amitié chez les hommes est un cadeau des Dieux,

       Qu'on se doit d'apprécier, avant de voir les cieux !

   Les rencontres éphémères sur de très longs chemins,

           Amitiés passagères qui restent inoubliables,

     Dans de courtes soirées, très souvent mémorables,

             Autour d'une tablée entre amis pèlerins.

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Écrit en partie sur le Camino de la Plata en Juin 2006

                  Et finalisé à Ahuy le 20 Février 2011

                                Ami Gilbert d'Ahuy.

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 Photo prise par Celestino, il me semble me souvenir... qu'il m'a fait parvenir à mon domicile deux mois plus tard ! Eso es el peregrino Gilberto, le métèque aventurier ! qui aurait pu jouer dans le Bon, la Brute et le Méchant ! à vous de choisir... la petite croix collée sur mon chapeau, est la croix des templiers !

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38 )              Les Pèlerins de Vézelay,

 

       Deux amis pèlerins quittent Vézelay la belle...

 Ensemble sur le Chemin, sifflent une vieille ritournelle,

       Le gros sac sur le dos, la coquille balancelle...

Heureux ces deux compères, manque juste un violoncelle !

        La Voie de Vézelay, celle d'Aymery Picard,

  Chanoine de Parthenay, pour Jacques fût un flambeau,

     Tout au coeur de la France, un véritable joyau,

       File vers les Pyrénées tel un grand étendard !

      L'un des joyeux amis, clame de belles poésies,

        L'autre écoute en silence, écartant les orties,

    Dans ces chemins étroits, ne sont pas des amies ;

    Les rimes cadencent leurs pas, ici sont embellies...

   Les vers d'Arthur Rimbaud et de Charles Baudelaire,

La belle " Marche à l'Amour ", tout est dit pour leur plaire ;

           De Pablo Neruda, on ne peut que se taire !

Les "Pâques" de Blaise Cendrars, rien ne peut les distraire.

         Allongés sur le sol sous un doux bruissement,

         Dans le coeur d'une forêt, caressée par le vent...

        Leurs pensées s'envolent, en haut du firmament,

    Dans un beau jour d'été, passent leurs vies lentement...

      Dans ces campagnes profondes, règne la sérénité,

            Nos amis pèlerins, au coeur d'un doux été,

     Avancent vers Compostelle, loin comme l'éternité,

            Tout au bout de l'Espagne, à la fin de l'été...

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           Écrite en partie sur le Chemin de Vézelay...

              Et terminée à Ahuy le 28 Août 2012.

Je dédie cette poésie à mon ami pèlerin Michel d'Auzon Roch...

    Que j'ai accompagné 3 jours depuis Vézelay jusqu'à la

Charité-sur-Loire,où là,  il a continué son Chemin, et moi, je

     suis revenu à pied jusqu'à Vézelay...faute de moyen de

          Transport...très, très rare dans cette Région !

                              Ami Gilbert d'Ahuy.

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 Lors de la 2ème étape... à l'abri au pied d'un arbre et au bord d'un petit cours d'eau,

                notre pause repas et sieste... l'ami Michel et moi !

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39 )                            Pèlerins sous la neige...

 

           En traversant l'Aubrac et ses austères contrées,

       Sous des bourrasques d'enfer se plient les pèlerins,

       Avançant vers Compostelle, au son des tambourins,

       Marchant inlassablement, avec leurs têtes baissées...

    Dans ce temps floconneux d'un pur blanc merveilleux,

  Qu'ils sont beaux ces flocons...des milliards d'hexagones,

         Des filaments de glace se forment en polygones,

    Souffrant d'horribles gelures, et pourtant, sont heureux...

  Glacent leurs visages transis, comme d'horribles morsures,

   La neige couvre leurs chapeaux ornés de belles coquilles,

       Ainsi que leurs bourdons et leurs vieilles espadrilles ;

        Le vent venant du Nord, transperce leurs fourrures !

    Vides sont leurs escarcelles, trop lourdes leurs besaces,

       Leurs pauvres ventres creux, qui rêvent d'un aligot,

             À la prochaine étape, devant un bon gigot,

      Avancent sans réfléchir, dans ces immenses espaces.

        Quand surgit du néant, le cri des loups horribles,

    Tous prêts à en découdre, avec leurs grands bourdons,

        Toujours marcher devant, sans aucuns abandons.

  Dans leurs yeux pleins d'effrois, ils deviennent irascibles !

          Tous ces preux pèlerins, depuis le moyen-âge,

             Aymery et Guillaume, Herman et Domingo,

             Adalard et Pétrique, Jacques et Domenico,

            Gomer et le Gilbert, en route pour Santiago...

        Partis sur ces chemins...pour devenir plus sages ;

       D'aller toujours plus oultre...dans leur cri : Ultreïa !

                Avec leur volonté d'avancer au delà !

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      Écrit à Ahuy le 17 Janvier 2013...un jour de neige !

                             Ami Gilbert d'Ahuy.

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 Là c'était en Avril 2001... juste après Firminy, dans les gorges de la Loire... sous un pont de chemin de fer, où j'avais pu faire une pause... en me restaurant un peu. J'ai eu plusieurs journées de neiges lors de ce premier périple vers Compostelle...on peut très bien imaginer ces pauvres pèlerins du moyen-âge, sous ces chutes de neige... avec les bandes de loups dans l'Aubrac...et les bandits de grands chemins... Fallait vraiment beaucoup de courage en ce temps-là, pour partir dans cette folle Aventure !

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 Dans le passage d'un Col non loin de l'Aubrac, vers le 18 Avril 2001... j'en ai franchement bavé au beau milieu de ce chemin... et impossible de passer dans la forêt, c'était trop fouillis ! et près de 10 cm de neige ! Je n'ai pas entendu le cri de la bête du Gévaudan ! Ouf !

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                   40 ) Les Mystères de l'Univers.

 

Juste avant l'aube blafarde, quand tous les Astres scintillent

                           D'un éclat flamboyant,

  Dans l'immense Voûte céleste, mille petits feux grésillent,

                       Bouillonnement incessant.

  Comme une horloge sans fin...d'un mystère galactique...

                 Tournant dans l'immense néant,

       D'innombrables Galaxies, Univers élastique...

                       Dans ce Cosmos géant !

             D'un tourbillonnement de l'infini petit,

                        À l'infiniment grand,

 L'Espace Interstellaire, comme une bulle qui grandit...

               D'un grand souffle surpuissant !

     Devant l'amas d'étoiles de notre Voie Lactée,

                     D'un système délirant...

       Je me sens si petit d'une vison extasiée,

                  Pris d'un vertige dément !

        Écrasé par ce vide de l'Espace Sidéral,

                      Qu'un effroi angoissant

 Me prend aux creux du ventre par ce vide colossal,

                     De ce Monde fascinant !

  Dans ce plafond d'étoiles, j'observe l'Etoile Polaire,

                Comme un grand phare géant...

    Question universelle, depuis la nuit des temps...

                      D'un mystère effarant,

Que tous les êtres humains se posent depuis longtemps...

                   D'un grand vide affolant !

   Que sommes-nous ici-bas, sur cette petite boule ?

                  Dans ce Monde étonnant !

 D'infimes petites poussières perdues dans une foule,

                    Priant un Tout Puissant,

  Pour avoir une réponse, que nous n'aurons jamais !

                   Dans ce vide qui s'étend...

     Dans cette heure matinale, alors que je rêvais...

                 Dans ma tête un beau chant...

                     Mystères de l'Univers...

                  Que je vis dans ces vers !

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Commencé lors d'un bivouac au clair de lune, après

                le Cébreros...en Juin 2009. 

         Et finalisé à Ahuy le 10 Janvier 2013

                      Ami Gilbert d'Ahuy.

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 Bivouac au clair de lune...au-dessus de Cebreros... vers 1200 mètres... peu de temps après Tolède, sur le Chemin du Levant,  avec aucunes lumières à des kilomètres à la ronde... quand la lune s'est couchée... juste avant l'aube blafarde, j'étais illuminé par des myriades d'étoiles, qui pour la plupart scintillaient, parfois avec plusieurs couleurs ! Ce vide sidéral, m'impressionnait énormément, vers les 4h du matin...ma nuit de sommeil était terminée ! J'avais repris le chemin vers 5 h du matin ! Ce sont des moments que peu de pèlerins actuels vivent... car bivouaquer seul, en pleine nature... impressionne énormément de gens ! surtout en plein coeur de l'Espagne... où l'on risque absolument rien ! La tente est interdite, ainsi que tous feux...en Espagne ! vous risquez de fortes amendes ! Par contre, coucher à même le sol dans un sac de couchage...sans faire aucun feu... ils ne peuvent pas vous l'interdire !

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       Une petite comptine dans la cour de récréation :

 

   42)                   Une petite souris grise,

 

               Qui mange une très bonne cerise...

                   Qui rit quand elle se déguise,

              Un peu moins, quand elle est prise !

          Am, stram, gram, pic et pic et colégram...

                    Rêve un jour d'aller à Pise...

                 C'est notre gentille amie Lise ;

               Quand la pluie arrive...elle frise !

          Am, stram, gram, pic et pic et colégram...

                 Souvent elle fait des bêtises...

                Mais, trop gentille et exquise,

                On lui pardonne ses sottises !

                Même si elle fait qu'à sa guise,

                   Elle mérite une friandise !

          Am, stram, gram, pic et pic et colégram...

          C'est toi qui seras la petite souris grise !

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              Écrit à Ahuy le 5 et 6 Mars 2015

                        Ami Gilbert d'Ahuy.

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  Après une courte nuit à la belle étoile...on est heureux de revoir le soleil...

                                  Même si ça va chauffer !

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Posté par AmiGilbertAhuy à 23:21 - - Commentaires [37] - Permalien [#]